Le droit de grève doit être protégé, soutient le SCFP dans le cadre de la réforme du Code canadien du travail

Le SCFP a soumis un mémoire exhaustif dans le cadre de la consultation du gouvernement fédéral sur la réforme du Code canadien du travail et du cadre fédéral des relations de travail.

Dans son mémoire, le SCFP affirme que cette révision doit servir à renforcer le droit à la libre négociation collective, améliorer les relations de travail et bâtir une économie plus juste pour les travailleuses et travailleurs. Le SCFP prévient également le gouvernement Carney de ne pas utiliser ce processus pour affaiblir les droits des travailleuses et travailleurs, restreindre le droit de grève ou « américaniser » les lois du travail au Canada au profit des grandes entreprises et des ultrariches.

Le SCFP soutient que les récentes interventions du gouvernement fédéral dans les conflits de travail, notamment le recours répété à l’article 107 du Code canadien du travail, ont miné le droit à la libre négociation collective en encourageant les employeurs à faire traîner les discussions à la table et à attendre une intervention gouvernementale au lieu de négocier de bonne foi. 

Dans son mémoire, le SCFP demande au gouvernement fédéral de :

  • protéger et renforcer le droit constitutionnel de grève;
  • rejeter toute proposition visant à imposer des délais ou des limites à la négociation collective;
  • améliorer les protections contre le vol de salaire et la classification erronée des emplois; 
  • renforcer les dispositions en matière de santé et de sécurité au travail;
  • élargir les droits de succession syndicale et l’accès à la représentation syndicale; 
  • veiller à ce que les travailleuses et travailleurs bénéficient de formations adéquates et de protections contre les impacts de l’intelligence artificielle et de l’automatisation. 

Le mémoire s’oppose également aux demandes des groupes patronaux visant à calquer les lois du travail canadiennes sur le modèle américain, et rappelle que les relations de travail à l’américaine ont affaibli les syndicats et réduit la capacité des travailleuses et travailleurs à exercer leur pouvoir collectif.

La stabilité, l’équité et une véritable paix industrielle reposent sur des droits forts pour les travailleuses et travailleurs. Toute tentative d’affaiblir la libre négociation collective porterait atteinte à la démocratie au travail et constituerait un recul majeur pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs canadiens.

Pour lire le mémoire du SCFP, cliquez ici.

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