Surcharge de travail et retards dans les soins pour les personnes blessées au Canada : les travailleuses et travailleurs des Commissions des accidents du travail sonnent l’alarme

Au Canada, lorsqu’une personne se blesse au travail, elle peut compter sur l’expertise et le dévouement des travailleuses et travailleurs des Commissions des accidents de travail (CAT). Cependant, les retards dans les soins sont devenus inévitables en raison de la charge de travail accrue et des problèmes de dotation qui les affectent. Voilà ce qui ressort de la conférence annuelle des syndicats représentant les CAT, qui rassemblait cette semaine des délégations du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public (SNEGSP) et de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

Durant plusieurs jours, ces délégations des quatre coins pays se sont penchées sur les défis grandissants auxquels font face les CAT et les travailleuses et travailleurs qui en assurent le bon fonctionnement. Divers sujets importants y ont été abordés, dont :

  • les tendances en matière de négociation collective, la mobilisation et la préparation à la grève, la hausse exponentielle de la charge de travail et la pénurie de personnel, les réformes législatives visant à étendre les couvertures, l’impact de l’intelligence artificielle sur la sécurité d’emploi et la qualité des services, les tendances en matière de griefs, etc.

Les délégations ont maintes fois souligné que la pression exercée sur le personnel des CAT nuit directement aux travailleuses et travailleurs blessés qui comptent sur leurs décisions justes et diligentes et leur soutien.

« Le personnel des CAT est au bout du rouleau », soutient Laura Snow, présidente de la Compensation Employees Union (CEU/NUPGE). « La surcharge de travail nous empêche de répondre rapidement aux besoins des victimes d’accident de travail et de leur offrir la qualité de service qu’elles méritent. »

« L’efficacité d’un système d’indemnisation repose sur la prévention, l’équité et une dotation adéquate en personnel », ajoute Erin LeForte, première vice-présidente de la section locale 55 de la Nova Scotia Government and General Employees Union. « On ne peut pas demander aux travailleuses et travailleurs blessés d’attendre parce que le gouvernement abandonne les gens qui tiennent le système à bout de bras. »

« Le gouvernement doit moderniser la législation pour étendre la couverture à l’ensemble des Canadiennes et Canadiens, et réduire la surcharge de travail », conclut Harry Goslin, président du SCFP 1750-OCEU. « Il faut absolument mettre l’accent sur la prévention et l’application des lois pour protéger nos travailleuses et travailleurs de même que ceux et celles qui les servent. »

La conférence s’est conclue par un engagement commun de tous les syndicats présents à intensifier les efforts de défense des droits et de sensibilisation, à renforcer la coordination interprovinciale et à militer pour des réformes législatives visant à protéger les travailleuses et travailleurs ainsi que les personnes qui leur offrent des services.

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