À l’occasion du Congrès 2026 du SCFP–Colombie-Britannique, Ashley Humphrys, responsable du volet « entreprise sociale » à Ending Violence Association of British Columbia, a souligné l’importance des petits gestes quotidiens pour favoriser la sécurité au travail.
« Commencez petit. Les gens osent intervenir quand on leur donne les outils nécessaires et qu’ils savent quoi dire et quoi faire. »
Ashley Humphrys pilote le programme Be More than a Bystander (Faites votre part), une initiative de longue date mise sur pied en partenariat avec l’équipe des Lions de la Colombie-Britannique. Le SCFP–Colombie-Britannique soutient ce programme depuis de nombreuses années par l’entremise de la BC Federation of Labour.
Le programme a été créé il y a 15 ans dans le but de donner aux gens des outils pratiques pour intervenir face à l’intimidation, au harcèlement et à la violence fondée sur le genre.
« On minimise souvent les blessures psychologiques. On peut penser que c’est juste une blague, se dire qu’on ne veut pas créer de conflits ou présumer que quelqu’un d’autre va intervenir, mais en réalité, on laisse la victime à elle-même. »
La conférencière a raconté qu’en début de carrière, alors qu’elle travaillait dans le secteur pétrolier et gazier, elle ne se sentait pas en sécurité en tant que jeune femme dans un camp de travail majoritairement masculin; ce sont les petits gestes posés par les autres qui ont tout changé.
« Quelqu’un m’a invitée à manger à ses côtés pour que je ne sois pas seule. Quelqu’un d’autre m’a offert de me transporter. Ces petits gestes ont créé un sentiment de sécurité chez moi. Pour mes collègues, ce n’était sûrement pas grand-chose, mais j’y pense encore des années plus tard. »
Ashley Humphrys a affirmé que ce sont ces gestes qui entraînent des changements culturels.
« Tout le monde a la capacité de poser un geste pour favoriser la sécurité au travail. Les petites choses ont une grande incidence. »
