Les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée méritent un salaire décent, selon 91 % des Néo-Écossais(e)s sondé(e)s

Selon un nouveau sondage, la quasi-totalité de la population néo-écossaise estime que les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée méritent un salaire décent; elle croit aussi que le refus du gouvernement de revenir à la table de négociation met à risque aussi bien les résident(e)s que le personnel.

« Malgré les efforts incessants que déploie la ministre Adams pour forcer le personnel des soins de longue durée à se contenter de moins que ce qu’il mérite, la population voit clair : ces gens méritent un salaire décent », s’est exclamée Christa Sweeney, présidente du Comité des soins communautaires et de longue durée du SCFP.

Le sondage, réalisé par Viewpoints Research, confirme que la majorité de la population de la Nouvelle-Écosse suit de près cette grève.

  • 91 % des personnes interrogées estiment que les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée méritent un salaire décent.
  • 79 % considèrent que l’entêtement de la province à refuser de négocier met à risque les résident(e)s et le personnel. 
  • 71 % appuient la grève.
  • 85 % estiment que le gouvernement devrait parvenir à une entente rapidement avant qu’un incident ne se produise.

La ministre Adams continue de clamer dans les médias que la proposition actuelle est « solide et concurrentielle », mais la plupart des Néo-Écossais(e)s ne sont pas d’accord.

  • 63 % estiment que les maigres salaires alimentent la pénurie de main-d’œuvre qui met à risque les personnes âgées – les répondant(e)s affirment que ces travailleuses et travailleurs méritent mieux.
  • Seulement 22 % croient que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a fait une offre équitable et qu’il est dans l’incapacité d’offrir plus que ce qui a été proposé.
  • 94 % s’entendent pour dire que la province et le SCFP devraient reprendre les négociations pour parvenir à une entente équitable.

« On fait partie des 94 % de Néo-Écossais(e)s qui estiment qu’il faut retourner à la table de négociation. Il faut recommencer à négocier si on veut aboutir à une entente réellement avantageuse pour nos membres. La grève se poursuivra tant que le gouvernement refusera de collaborer », conclut Christa Sweeney.

Le refus du gouvernement de reprendre les négociations et de mettre fin à la grève s’inscrit dans une longue liste de décisions qui ont eu des répercussions néfastes sur le gouvernement Houston depuis son obtention de la majorité qualifiée l’an dernier.

  • 17 % des personnes interrogées disent faire confiance à Barbara Adams, ministre responsable des soins aux personnes âgées.
  • 21 % jugent digne de confiance le premier ministre Houston.