Un mois après l’arrêt des négociations avec Extendicare, la table centrale de négociation du SCFP tiendra cette semaine des rencontres de planification stratégique à Markham. Les huit sections locales participantes représentent ensemble plus de 1 100 travailleuses et travailleurs en soins de longue durée dans diverses installations d’Extendicare, en Ontario. C’est d’ailleurs cette table centrale qui donne le ton pour les négociations collectives de tout le secteur.
Les négociations entre Extendicare et la table centrale sont rompues depuis le 1er avril, et une foule de revendications demeurent en suspens. Les membres du comité de la table centrale ont organisé des scrutins dans leurs sections locales respectives; 99 % des membres de ces sections locales ont voté en faveur de moyens de pression. Comme les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée n’ont pas le droit de grève en Ontario, d’autres méthodes sont envisagées pour faire pression sur l’employeur et l’inciter à revenir à la table de négociation. Nos membres sont d’ailleurs déterminé(e)s à faire usage de toutes les options à leur disposition pour faire valoir leurs droits et obtenir une entente équitable qui rejaillira sur l’ensemble des travailleuses et travailleurs en soins de longue durée de la province.
Extendicare, une entreprise à but lucratif, a enregistré 96,6 millions de dollars de bénéfices en 2025. Elle a les moyens de verser des salaires équitables, de donner de bons avantages sociaux et de remédier aux problèmes causés par ses propres systèmes. Au lieu de cela, elle s’est retirée des négociations sans véritable engagement, préférant faire aboutir le processus à un arbitrage des différends, dans l’espoir de voir l’arbitre imposer des concessions aux employé(e)s.
Malgré le recours à la conciliation neutre, les parties n’ont pas réussi à trouver de terrain d’entente ni pour les problèmes liés aux horaires, aux congés ou aux paies découlant de la mise en place de Workday (un système de gestion des ressources humaines) par l’employeur, ni pour les avantages sociaux et augmentations salariales annuelles. Ce report aggrave les répercussions sur les travailleuses et travailleurs, dont les salaires et les conditions de travail sont déjà moins favorables que ceux des travailleuses et travailleurs de la santé d’autres secteurs.
Le SCFP représente plus de 30 000 travailleuses et travailleurs en soins de longue durée et maisons de retraite dans toute la province; son travail établit souvent la norme pour les autres syndicats qui négocient dans ce secteur en Ontario. La table centrale de négociation du SCFP a bon espoir qu’Extendicare reviendra avec une offre à la hauteur des besoins des membres.