Andrea Addario | Service des communications du SCFP
Le Comité de coordination des conseils scolaires de l’Ontario (CCCSO) a tenu des votes de grève auprès de ses 55 000 membres en mars. Il représente notamment les aides-éducatrices, les concierges, les éducatrices à la petite enfance, les moniteurs de langue, les administratrices scolaires, les gens de métier et les bibliotechniciennes œuvrant en milieu scolaire.
Ces travailleurs se préparent en vue de négociations qui se dérouleront à la table provinciale, mais aussi au niveau des conseils scolaires. Ils doivent composer avec le climat d’austérité qui prévaut et avec les conséquences des conventions collectives imposées dans la foulée de la loi 115 de 2013. En raison de cette loi, les travailleurs n’ont plus aucune confiance envers le gouvernement. Les tensions déjà présentes sont exacerbées par la volonté de fermer des écoles.
Les travailleurs en milieu scolaire de l’Ontario affiliés au SCFP se mobilisent et profitent de toutes les tribunes pour faire connaître leurs priorités en vue des négociations. « Nous voulons nous assurer qu’on parlera de sous-traitance, de violence et de supervision dans ces négociations. Nos membres composent quotidiennement avec la violence dans leur milieu de travail, mais le gouvernement ne veut pas en parler. Nous voulons ramener des tâches à l’interne pour générer des économies qui profiteraient à tous, mais le gouvernement ne veut pas discuter non plus. Nous avons donc décidé de prendre les devants et de discuter de ces dossiers avec nos membres et avec les citoyens. Nous expliquons le rôle essentiel que nous jouons dans le réseau ontarien de l’éducation », a souligné la présidente du CCCSO, Terri Preston.