C’en est fini des frousses et des rebondissements dans le dossier du
Mont-Orford. Après la mobilisation des syndiqués jetés en lock-out et
des intervenants de toute une région, le gestionnaire du site, André
L’Espérance, a finalement accepté la reconduction intégrale de la
convention collective, y compris la clause de l’indexation des
salaires. En fait, c’est exactement l’offre qu’avait fait le SCFP 1232
il y a pratiquement une semaine, le 24 novembre dernier.
Le gestionnaire, André L’Espérance, a obtenu l’assurance que
c’est le gouvernement du Québec qui mettra fin au bail les liant.
Ainsi, il obtient un remboursement à 100% des investissements qu’il a
effectués sur les équipements du centre récréatif. L’autre scénario
possible, dans le cas de l’annulation de la saison, donc d’un bris de
contrat de la part du gestionnaire, était un retour de 80% seulement
sur ses immobilisations, une différence de 2,6 millions de dollars.
La rédaction des textes s’est terminée le jeudi 23 novembre en
avant-midi, le lendemain de l’annonce légèrement précipitée du ministre
Claude Béchard sur la conclusion d’une entente de principe entre les
parties. Le contrat de travail, accepté le soir même par les membres,
se terminera le 30 avril prochain. La centaine de membres de l’unité 1
(employés techniques) avaient été mis en lock-out le 31 octobre. Les
300 employés de l’unité 2 du SCFP 1232 subissaient aussi les
contrecoups de ce conflit de travail.