Les services publics sont un droit!
Les Canadiennes et Canadiens dépendent d’une qualité de
vie qui provient des services publics. Dans tout le Canada,
les membres du SCFP dispensent et utilisent des services
qui permettent de garder nos collectivités saines et
exemptes de tout danger. Nous travaillons dans les hôpitaux,
les écoles et les universités; sur le terrain dans les
services communautaires et dans les airs en tant
qu’agentes et agents de bord. Nous fournissons l’eau
potable, des rues propres, des services d’urgence fiables.
Nous sommes la colle qui lie les collectivités ensemble.
Nous aidons à faire du monde un
endroit où il fait bon vivre.
Mais les négociations en cours à
l’Organisation mondiale du commerce
(OMC) menacent sérieusement nos
collectivités et notre qualité de vie.
Les gouvernements et les entreprises
voient les services publics canadiens
comme une occasion d’affaires
ratée. Pour faire des profits, ils
utilisent l’Accord général sur le commerce
des services (AGCS) de l’OMC
pour immobiliser les profits corporatifs
plutôt que les droits des collectivités.
En fait, le gouvernement canadien
mène la barque pour définir chaque
service public possible comme une
occasion d’affaires régie par les
règles commerciales, non pas par les
besoins publics.
La vaste majorité des Canadiennes et
Canadiens souhaite garder les services
publics en dehors des négociations de
l’AGCS ou de toute autre entente
commerciale. Mais le gouvernement
canadien utilise l’AGCS pour réaffecter les dépenses publiques au profit du secteur privé et pour
favoriser la privatisation de services publics essentiels.
Si les gouvernements et les lobbyistes corporatifs
obtiennent ce qu’ils veulent à l’OMC, une organisation non
élue, les soins de santé, l’éducation, les services sociaux,
les services municipaux, les services publics et de nombreux
autres services seront exploités comme des entreprises à
but lucratif. L’accès aux services de même que la
responsabilité et la qualité baisseront. Les bons emplois
disparaîtront et l’environnement en souffrira.
Nos emplois, nos collectivités, notre avenir
L’OMC souhaite :
- Établir de nouvelles règles pour le commerce et l’investissement dans tous
les services : éducation, santé, services sociaux, bibliothèques, loisirs et
culture, architecture et ingénierie, services d’eau et d’égouts, construction,
vente au détail et autres secteurs qui sont sous le contrôle des gouvernements
locaux en totalité ou en partie. -
Garantir aux entreprises étrangères le droit de transformer en affaires
commerciales nos hôpitaux, écoles, organismes de services sociaux et
services d’approvisionnement en eau. - Refuser aux gouvernements le droit de favoriser les prestataires de services
locaux ou sans but lucratif plutôt que les fournisseurs étrangers. -
Restreindre sévèrement la capacité des gouvernements de maintenir ou de
créer des normes pour protéger l’environnement, la santé publique, les
consommateurs et autres intérêts publics. -
Des mesures de contrôle prises par les gouvernements et leurs organismes,
à tous les paliers, national, provincial et local. Même une décision sur le
zonage municipal pourrait être sujette à des sanctions commerciales si elle
est considérée comme nuisant aux profits d’une entreprise. -
Immobiliser les prochains gouvernements et restreindre leur capacité à
réglementer, modifier ou mettre fin à ce régime commercial antisyndical
axé sur le marché.
Non à l’OMC
Les négociations de l’AGCS ouvriront les services publics à une prise de contrôle complète de la part des entreprises.
Cette nouvelle entente commerciale à grande échelle est composée de règles ambitieuses :
-
Introduire des hôpitaux privés à but lucratif exploités sur la base de paiement à l’utilisation et dotés d’une
main-d’oeuvre à bon marché non syndiquée, moins qualifiée, sous-traitée ou « importée ». -
Forcer les écoles publiques du Canada à compétitionner avec des établissements d’enseignement à but
lucratif pour des ressources limitées. -
Réaffecter l’argent des contribuables dans les entreprises à but lucratif sous contrôle étranger plutôt que
dans les services appartenant au secteur public et exploité par lui. -
Empêcher les gouvernements à tous les paliers de favoriser les services municipaux et publics canadiens
locaux ou sans but lucratif plutôt que les entreprises étrangères à but lucratif.
Bâtir des collectivités meilleures : Défendre les services publics
Informez-vous
-
Faites des copies des fiches de renseignements du SCFP sur l’OMC et distribuez-les (disponibles sur notre site
web, scfp.ca). -
Examinez votre lieu de travail et votre collectivité. Identifiez les emplois et les services qui sont affectés.
Parlez avec votre syndicat et avec vos députés locaux. -
Assistez à un des événements publics organisés dans votre collectivité
pour dénoncer les ententes commerciales déloyales. -
Suivez les nouvelles, y compris la presse alternative; demandez des
renseignements à la bibliothèque publique.
Participez
- Aidez à mobiliser l’opposition publique.
- Parlez à vos collègues de travail, à vos voisins et amis de la menace que représente l’OMC.
- Écrivez une lettre à votre journal local avec une copie pour le bulletin de nouvelles de votre syndicat.
- Déclarez votre lieu de travail et votre collectivité zones exemptes de l’AGCS.
-
Signez une pétition, ou lancez-en une, ou communiquez avec vos élus locaux, provinciaux et fédéraux pour
leur demander d’adopter une résolution contre de nouvelles ententes commerciales proposées par l’OMC.
Vous trouverez des exemples de résolutions sur le site web.
Pour connaître le nom et le numéro de téléphone de votre député, téléphonez au 1 800 267-7360, ou envoyez une
télécopie à votre député, sans frais, par le biais du site web du SCFP. Visitez le site scfp.ca et faites-nous part de
vos commentaires dès aujourd’hui.