Selon la Confédération syndicale internationale (CSI), près de 90 pour cent des 34 millions de personnes vivant aujourd’hui avec le VIH sont des travailleurs exerçant une activité économiquement productive qui les soutient et, par extension, qui soutient leurs familles et leurs communautés. Mais pour beaucoup, un résultat positif au test de dépistage du VIH entraîne des conséquences dévastatrices, comme la discrimination, l’impossibilité de se faire embaucher et même la perte de son emploi.
Le SCFP a participé à la 19e Conférence internationale sur le sida à Washington, en juillet 2012. Intitulée « Turning the Tide Together » (Changer le cours de la maladie ensemble), la conférence a rassemblé des travailleurs convaincus que la lutte contre le sida doit se faire dans le milieu de travail. Les syndicats ont notamment parlé de la nécessité d’éliminer la discrimination en emploi, les nouvelles infections et les décès attribuables au sida. La conférence a permis au SCFP d’exprimer son opposition aux accords de libre-échange et d’investissements injustes qui menacent l’accès aux médicaments d’ordonnance génériques et de faire valoir l’importance du renforcement du secteur public et des protections sociales qui perdent du terrain à cause des programmes d’austérité et de la privatisation. Les solutions de rechange proposées incluaient une plus grande imposition des entreprises et une taxe sur les transactions financières (TTF). Nos liens avec d’autres qui s’intéressent à cet enjeu sont essentiels si nous voulons offrir une réponse coordonnée.
Le SCFP participe toujours, avec des syndicats et des organisations de la société civile du monde entier, à la campagne en faveur de l’accès universel au traitement, à la prévention et au soutien. La deuxième réunion stratégique nationale du SCFP sur le sida a eu lieu en octobre 2012. Yahya Msangi, coordonnateur de la CSI-Afrique sur le sida, y a participé et a proposé une perspective intéressante sur la lutte mondiale contre le sida.