Chères consœurs,
Chers confrères,
Le 6 décembre commémore l’anniversaire du massacre de 1989 à l’École Polytechnique de Montréal où 14 femmes ont été ciblées et assassinées en raison de leur sexe. L’une d’elles, Maryse Laganière, était membre du SCFP et travaillait à la Polytechnique.
La discrimination et la violence fondées sur le sexe continuent d’être répandues dans nos lieux de travail et nos collectivités, tel que cela a été documenté récemment par la Fondation canadienne des femmes, l’Institut canadien de recherches sur les femmes et d’autres. Pourtant, le gouvernement fédéral continue d’ignorer le problème.
Alors que le 6 décembre approche, le SCFP exhorte le gouvernement fédéral :
1. À mener une enquête publique nationale sur la disparition et l’assassinat de femmes et de filles autochtones
L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) a identifié plus de 600 femmes et filles autochtones disparues et assassinées, et la violence se poursuit. Des organisations autochtones et leurs alliés de partout au Canada et dans le monde ont demandé une enquête publique nationale. En juillet 2013, les premiers ministres provinciaux et territoriaux ont appuyé la demande. Malgré ces pressions, le gouvernement fédéral refuse d’entreprendre une enquête publique nationale, de s’attaquer aux causes profondes et même de rétablir le financement qui permet d’assurer un suivi du problème.
2. À mettre en œuvre un plan d’action national pour mettre fin à la violence faite aux femmes
Les Nations Unies ont demandé aux gouvernements de partout dans le monde d’élaborer des plans d’action nationaux afin de mettre fin à la violence faite aux femmes d’ici 2015. Des groupes de femmes et leurs alliés de partout au Canada ont réitéré la demande. Le gouvernement fédéral nous a plutôt fait reculer, sapant dans le financement des programmes qui aident les survivantes.
Dans le cadre de ses propres actions pour mettre fin à la violence faite aux femmes, le SCFP s’est joint à d’autres organisations syndicales et à l’Université Western pour recueillir de l’information pour la négociation, le lobbyisme et d’autres campagnes. En décembre, le Congrès du travail du Canada lancera un sondage national afin de documenter les conséquences de la violence faite aux femmes sur les travailleuses, les travailleurs et le lieu de travail. Veuillez surveiller le site scfp.ca/egalite pour plus d’information et pour nous aider à faire participer les membres à ce projet important.
De nombreuses personnes membres et membres du personnel du SCFP de partout au Canada travaillent quotidiennement à mettre fin à la violence fondée sur le sexe et à soutenir les travailleuses et les familles touchées. Alors que le 6 décembre approche, le SCFP félicite votre militantisme, et nous nous réengageons à mettre fin à la violence faite aux femmes.
Nous vous prions d’accepter nos salutations solidaires.
Le président national,
Paul Moist
Le secrétaire-trésorier national,
Charles Fleury