Après quatre offres de suite parfaitement identiques, les négociations entre les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée et leurs employeurs en Nouvelle-Écosse sont dans l’impasse.

Le comité de négociation qui représente le personnel de 52 foyers de soins de longue durée dans la province se dit très inquiet de cet immobilisme, considérant l’urgence des défis de recrutement et de rétention de personnel dans le secteur.

Les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée de la Nouvelle-Écosse sont les moins bien payés du Canada atlantique; pour les mêmes emplois, le personnel gagne presque 10 $ de plus par heure à l’Île-du-Prince-Édouard.

« Les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée prennent tous les jours soin des membres les plus vulnérables de notre société », rappelle Christa Sweeney, présidente du Comité des soins communautaires et de longue durée du SCFP. « Se faire présenter de nouveau la même offre, après avoir négocié de bonne foi pendant des mois, c’est juste décourageant. Ce que ça dit à ces travailleuses et travailleurs, c’est que leur travail et leur opinion ne valent rien. »

La rémunération dans le secteur des soins de longue durée est largement tributaire du financement de la province. Les travailleuses et travailleurs demandent au gouvernement de la Nouvelle-Écosse de financer les employeurs à une hauteur suffisante afin que ceux-ci aient les moyens de déposer une entente équitable et concurrentielle qui reflète la nature essentielle du travail effectué.

Des votes de grève ont déjà été tenus dans 35 des 52 foyers, toujours avec une écrasante majorité en faveur de moyens de pression. D’autres votes sont prévus d’ici la rencontre de conciliation finale qui aura lieu le 24 mars prochain.

« Nos membres n’accepteront rien de moins qu’une entente équitable, indique Christa Sweeney. Et on croit que c’est encore possible. On a juste besoin d’un élan de solidarité envers le rôle que nos travailleuses et travailleurs jouent pour prendre soin de nos proches en Nouvelle-Écosse. »

Le syndicat continue de négocier de bonne foi, cherchant à signer une convention qui permettra d’améliorer le recrutement et la rétention de personnel afin d’assurer la stabilité des foyers de soins de longue durée de la province.