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Entre les années 1960 et la fin des années 1980, les organismes canadiens de protection de la jeunesse ont sorti 20 000 enfants autochtones de leur milieu pour les placer dans des foyers non autochtones. Plusieurs voient ce mouvement comme un rouage du système colonialiste qui a soutenu l’expansion du réseau canadien des pensionnats, avec les effets dévastateurs que l’on connaît sur les familles et les communautés autochtones.

Les 20 et 21 septembre 2014, à Ottawa, une centaine de personnes des quatre coins du pays et d’aussi loin que New York et la Nouvelle-Zélande ont participé au Bigiwen Indigenous Adoptee Gathering, le « rassemblement bigiwen d’adoptés autochtones ». Le sénateur Dale Whitford du Conseil national autochtone du SCFP y était pour représenter le SCFP.

Les adoptés ont partagé leurs expériences, celles d’être coupé de sa culture, de sa langue et de son sentiment d’appartenance. Comme l’on dit les organisateurs de l’événement : « Nombre d’adoptés se sont sentis isolés dans leur communauté d’adoption; plusieurs ont souffert de terribles violences physiques, sexuelles, spirituelles et émotionnelles. Ces expériences ont éradiqué leur lien à la terre et à l’identité autochtone. Et pour reconnecter avec leur patrimoine, ces adoptés ont dû surmonter de nouvelles embûches. Les dossiers d’adoption sont scellés pour empêcher les adoptés de retracer leurs parents biologiques ou leur nation d’origine. Plusieurs adoptés ne parlent pas leur langue autochtone. Enfin, plusieurs se débattent encore avec les conséquences de ce traumatisme. »

La participation du SCFP à ce rassemblement représente une facette importante de nos efforts de connexion avec les organismes communautaires qui partagent nos objectifs en matière de droits de la personne. « Il s’agit d’un dossier d’une telle importance et qui n’a jamais été sous les projecteurs de la sorte, affirme le sénateur Dale Whitfort du Conseil national autochtone du SCFP. Il faut sensibiliser nos membres à cette situation; elle affecte nombre de nos propres membres autochtones. »