Le SCFP 1287 a été mécontent d’apprendre que les travailleuses et travailleurs de la Société John Howard de Niagara ont reçu un avis de leur employeur stipulant qu’aucune commission de conciliation ne sera constituée. Selon le syndicat, ce développement ne fait qu’attiser inutilement les tensions dans les négociations en ouvrant la voie à un lock-out.

« Nos membres ne veulent pas faire la grève », explique Brenda Cervantes, présidente du SCFP 1287, « mais cet avis nous laisse croire que la Société John Howard s’apprête à les mettre en lock-out. Que les choses soient claires : ces travailleuses et travailleurs n’ont aucune envie d’abandonner leur poste. C’est plutôt leur employeur qui les menace de les priver de travail au lieu de s’affairer à négocier une entente équitable. »

Le SCFP 1287 représente un effectif majoritairement féminin qui travaille à la Société John Howard de Niagara. Ces travailleuses et travailleurs soutiennent et supervisent des personnes judiciarisées au sein de la communauté, en plus d’aider des gens à se trouver un emploi valorisant et d’offrir du soutien à des jeunes à risque dans la région et les écoles locales. Le travail qu’ils et elles font est extrêmement utile pour faire de la région de Niagara un milieu sécuritaire où il fait bon vivre.

« Nos membres doivent chaque jour composer avec des situations difficiles aux enjeux considérables, mais ce faisant, ils et elles contribuent à protéger la population et à soutenir adéquatement les personnes les plus vulnérables, ajoute Brenda Cervantes. Or, au lieu de négocier une entente équitable qui tient compte de leur apport à la société, l’employeur préfère avoir recours à des tactiques d’intimidation à la table de négociation. »

Le syndicat s’est montré de bonne foi pour négocier des salaires et conditions à la hauteur du travail important et complexe de ses membres. L’employeur, lui, ne semble pas avoir envie de tenir des discussions constructives, laissant plutôt planer la menace d’un lock-out.

« Il veut, par ce moyen, réduire au silence des travailleuses et travailleurs qui ne demandent qu’un traitement équitable. Nos membres méritent du respect, non de l’intimidation », maintient la présidente.

Le SCFP 1287 demande à la Société John Howard de Niagara de retourner à la table de négociation avec l’intention de négocier une entente équitable qui soit bonne pour les travailleuses et travailleurs et qui permette d’assurer une certaine stabilité aux clientèles et communautés servies.

Brenda Cervantes garde espoir : « On a vraiment envie de régler ce dossier. Il suffit que l’employeur mette de côté ses tactiques autoritaires pour se concentrer à trouver des solutions qui nous permettront d’arriver à un résultat satisfaisant pour toutes les parties. »