La semaine dernière, l’Association étudiante de l’Université de Toronto (University of Toronto Students’ Union (UTSU)) a réalisé un projet controversé en éliminant 40 % de ses postes, en demandant à deux jeunes femmes, Vita Carlino, coordinatrice des clubs et groupes d’aide sociale, et Maria Galvez, coordinatrice du régime de soins de santé et de soins dentaires, de ramasser leurs effets personnels et de retourner chez elles.

Mathias Memmel, le nouveau président de l’UTSU, a licencié Vita et Maria, et refusé de combler le poste de coordonnateur financier présentement vacant. Les étudiants de l’université de Toronto ont été amèrement déçus d’apprendre la décision de Memmel et ont exprimé leurs préoccupations au sujet des mises à pied qui nuiront aux services. Des étudiants participent à la campagne Save our Services, Support our Staff pour Vita et Maria, en réclamant que l’UTSU annule les licenciements.

« Il y a des milliers d’étudiants qui comptent sur le travail de Vita et Maria chaque jour », dit Amanda Harvey-Sanchez, étudiante préoccupée et membre du conseil d’administration de l’UTSU. « Maintenant, on se demande : que va-t-il nous arriver ? Comment notre régime de soins de santé et de soins dentaires et nos clubs et programmes d’aide sociale pourront-ils poursuivre le travail efficacement sans personnel ? »

« Il est irresponsable d’avoir laissé l’UTSU sans coordonnateur financier depuis plus d’un an, » a déclaré Jose Wilson, membre du conseil de l’UTSU qui représente les étudiants du campus de Mississauga de l’Université de Toronto. « D’après nos renseignements, Mathias obtient les conseils d’un cabinet d’experts-conseils, Kokobi, qui n’a pas de réputation établie et dont la crédibilité a été mise en doute dans le passé. Mathias n’a pas démontré que ces licenciements étaient nécessaires. »

La section locale 1281 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente le personnel de l’UTSU, a déposé des griefs contre l’UTSU en alléguant qu’il a agi de mauvaise foi et a enfreint la convention collective. Les griefs pourraient mener au rétablissement des trois postes ainsi qu’aux arriérés de salaire et aux dommages-intérêts jugés appropriés par un arbitre.

« Nous voulions collaborer avec l’UTSU pour trouver des solutions à tous les problèmes », a dit Orion Keresztesi, président de la section locale 1281 du SCFP. « Mais l’employeur a mis fin au dialogue après une seule rencontre. Vita et Maria travaillaient à l’UTSU depuis 14 années combinées, et fournissaient de précieux services aux étudiants de l’université. Elles sont des professionnelles expérimentées qui méritent d’être respectées. »

Michelle Mabira, étudiante au programme Rotman Commerce, a dit : « L’UTSU doit mobiliser nos ressources pour entreprendre une action collective pour aider les étudiants. La plupart des membres des associations étudiantes savent que le personnel et des services de qualité sont cruciaux pour y arriver. Mais Mathias ne le sait pas. Sa vision consiste à nous facturer à tous la même cotisation, mais à nous fournir moins de services. Les étudiants qui ont voté pour lui s’attendaient à mieux. »

Fred Hahn, président du SCFP-Ontario, a offert son appui le plus ferme aux employés de l’UTSU. « Nos 260 000 membres sont ici pour appuyer Vita et Maria. Lorsque la sécurité d’emploi et le respect au travail sont attaqués quelque part, tous les travailleurs en paient le prix. »

Une pétition a été lancée dans le cadre de la campagne Save our Services, Support our Staff pour recueillir des signatures, à https://www.change.org/p/utsu-don-t-fire-vita-maria.