Qu’est-ce que la COVID-19?

La COVID-19 est causée par un virus de la même famille que le coronavirus du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Selon Santé Canada, les coronavirus (CoV) constituent une vaste famille de virus pouvant provoquer des maladies diverses, allant du simple rhume à des maladies plus graves. 

Les personnes infectées par la COVID-19 peuvent n’avoir que peu ou pas de symptômes. Vous pouvez ne pas savoir que vous avez des symptômes de la COVID-19 parce que ces symptômes sont similaires à ceux d’un rhume ou d’une grippe.

Ces symptômes peuvent inclure :

  • la fièvre
  • la toux
  • les difficultés respiratoires
  • une pneumonie dans les deux poumons

Propagation

Bien qu’il ait été déterminé que le virus peut se transmettre d’une personne à l’autre, le mode exact de transmission du virus reste incertain. La question de savoir si la transmission de la COVID-19 est « aérienne » ou non continue d’être débattue. Toutefois, la position du SCFP est la suivante : en l’absence d’une preuve définitive, il n’est pas approprié de conclure que la COVID-19 n’est « pas en suspension dans l’air » et que le principe de précaution doit s’appliquer.

Dans le cas de membres du SCFP qui travaillent avec des personnes infectées (ou potentiellement infectées), nous recommandons l’utilisation d’un masque N95 correctement ajusté et d’une protection oculaire comme un écran facial. Cela concerne les travailleurs de la santé de première ligne, les prestataires de soins aigus, les ambulanciers et les agents de bord qui s’occupent de passagers symptomatiques, pour n’en citer que quelques-uns. Des précautions supplémentaires devraient être mises en œuvre pour les travailleurs de la santé qui prodiguent des soins aux patients nécessitant des procédures génératrices d’aérosols (par exemple, intubation, aspiration des voies respiratoires, etc.).

Ce que nous avons appris du SRAS est l’importance de suivre le « principe de précaution »

Dans la foulée de l’éclosion du SRAS, l’Ontario a mis sur pied une commission chargée de se pencher sur l’introduction et la propagation du SRAS. Dans son rapport final, le chef de cette commission, le juge Archie Campbell, dans ses commentaires sur le principe de précaution, a écrit ceci : « Nous ne pouvons pas attendre la certitude scientifique avant de prendre des mesures raisonnables pour réduire les risques. »

Dans son rapport, le juge Campbell a identifié le principe de précaution comme une approche pour protéger les travailleurs dans des circonstances d’incertitude scientifique. Ce principe implique la nécessité de prendre des mesures prudentes face à des virus potentiellement graves sans avoir à attendre la preuve scientifique complète qu’une action est nécessaire. Cela signifie que, si nous ne savons pas avec certitude que le virus ne se propage pas par voie aérienne, nous devons nous comporter comme c’était le cas.

Les pratiques communes sont toujours d’actualité

Pour aider à réduire la probabilité d’infection par un quelconque virus, les pratiques communes sont toujours d’actualité :

  • lavez-vous souvent les mains à l’eau et au savon pendant au moins 20 secondes
  • évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche avec des mains non lavées
  • évitez les contacts étroits avec les personnes malades
  • pratiquez la distanciation sociale dans la mesure du possible

Sécurité au travail
Lorsque de nouveaux virus sont découverts, les employeurs, en consultation avec leur comité de santé et de sécurité ou les représentants des travailleurs, doivent suivre une méthodologie appropriée d’évaluation des risques qui examine les virus et détermine si les contrôles existants sont appropriés. L’objectif d’un plan de prévention doit être d’éliminer autant que possible l’exposition au virus infectieux. Les choix doivent être guidés par une hiérarchie de contrôles et inclure des contrôles techniques et administratifs. Plus d’information est fournie dans la ligne directrice générale sur la COVID-19 (voir ci-dessous).

Nota : L’utilisation de masques de type chirurgical n’offre pas une protection adéquate contre l’exposition aux virus. Une protection minimale est généralement assurée par un appareil respiratoire N95. Tous les travailleurs qui sont testés avec un appareil respiratoire N95 doivent porter une identification indiquant le type et la taille de leur appareil respiratoire. En outre, les travailleurs doivent recevoir une formation sur tous les aspects des équipements de protection individuelle (mise en place, port, retrait, élimination, etc.).

Quelle est la suite des choses?

Le SCFP continuera de surveiller la situation et de conseiller ses membres en cas de changements importants. Veuillez consulter le document ci-dessous pour plus d’information et consulter les mises à jour.