Candace Rennick, secrétaire-trésorière nationale du SCFP, s’est jointe jeudi à des allié(e)s du NPD ainsi qu’à des leaders des Premières Nations, du mouvement environnemental et du mouvement syndical lors de mobilisations sur la Colline du Parlement visant à dénoncer le projet de loi C-39 et les risques qu’il représente pour les droits fondamentaux des Canadien(ne)s.
Candace Rennick a insisté sur la nécessité pour les travailleuses et travailleurs, les groupes environnementaux et les communautés autochtones de s’unir pour défendre les droits fondamentaux et les protections environnementales menacés par le projet de loi omnibus du gouvernement.
« Les modifications au Code du travail proposées par le projet de loi C-39 constituent, sans l’ombre d’un doute, une attaque fondamentale contre notre droit de grève constitutionnel, a déclaré Candace Rennick. Ce projet de loi ne prévoit aucun garde-fou : il donne plutôt au gouvernement les moyens de bafouer nos droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés. »
La secrétaire-trésorière nationale du SCFP a averti que ce projet de loi donnerait au gouvernement fédéral de vastes pouvoirs pour mettre fin aux grèves légales à sa guise, sans avoir à rendre de comptes au Parlement ni à la population canadienne.
Elle a également dénoncé la volonté du gouvernement d’accélérer l’adoption du projet de loi par l’entremise d’un comité spécial, plutôt que de suivre le processus habituel en comité parlementaire.
« Le premier ministre Carney a déclaré vouloir bâtir une économie canadienne moderne. C’est aussi ce qu’on veut, a affirmé Candace Rennick. Les travailleuses et travailleurs font partie de l’Équipe Canada, et il ne bâtira pas une économie canadienne forte et résiliente en piétinant leurs droits. »
