Opposition du SCFP à la suppression de 413 emplois au Hamilton Health Sciences : la province devrait assumer l’intégralité des coûts de fonctionnement de l’hôpital

La suppression de 413 emplois prévue par le Hamilton Health Sciences (HHS) ne fera que fragiliser davantage les services d’un hôpital déjà mis à rude épreuve par la demande croissante et le manque de personnel, déplore le SCFP. 

Jillian Watt, présidente du SCFP 7800, qui représente environ 4 750 travailleuses et travailleurs du HHS, a demandé au gouvernement Ford de prendre entièrement en charge les coûts de fonctionnement de l’hôpital, qui prévoit un déficit budgétaire de 150 millions de dollars pour l’exercice 2026-2027. 

La direction du syndicat fait remarquer que, dans toute la province, les coûts de fonctionnement des hôpitaux augmentent de plus de 6 % par an, alors que le gouvernement Ford n’a prévu qu’une augmentation de financement de 3,3 % pour l’exercice 2026-2027. 

« Le gouvernement a l’obligation de fournir à la population de Hamilton des services de santé de qualité accessibles, rapides et sûrs, insiste-t-elle. La suppression de ces emplois créera de la souffrance et des difficultés qui se traduiront par un temps d’attente plus long, des hôpitaux surpeuplés, une augmentation du climat de toxicité et de violence au travail, et des conditions dangereuses pour les patient(e)s et le personnel soignant. Le moral du personnel, déjà très bas en raison des énormes efforts déployés pour fournir des soins à tant de patient(e)s gravement malades, s’est encore plus détérioré à la suite de cette annonce. »

La présidente de la section locale ajoute que les dernières données de Santé Ontario dépeignent une situation alarmante au HHS.  En effet, seulement 18 % des patient(e)s aux urgences de l’Hôpital général de Hamilton ont été admis dans le délai cible de 8 heures; le temps d’attente moyen s’élevant à 24,1 heures.

Le personnel est débordé par la demande en hausse et le manque de ressources, ce qui se traduit par une baisse de la qualité des soins, ainsi que par une augmentation du nombre d’accidents et d’actes de violence, un problème qui ne fera que s’aggraver si l’effectif continue d’être réduit. 

Le plan de financement des hôpitaux proposé par le gouvernement est cruel, estime Michael Hurley, président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario du SCFP (CSHO-SCFP). La population vieillissante de l’Ontario a besoin de services de santé complexes qui ne peuvent être dispensés que par des établissements bien dotés en ressources et en personnel. Le gouvernement a tellement réduit les services qu’à Hamilton comme dans d’autres grandes villes de l’Ontario, il est désormais normal de recevoir des soins dans les couloirs, sur une civière.

« Le gouvernement Ford avait pourtant promis de mettre fin à la médecine de couloir. Manifestement une promesse creuse, dénonce Michael Hurley. Année après année, le financement en termes réels des hôpitaux a diminué. À Hamilton, la médecine de couloir est monnaie courante, et des milliers de personnes attendent une intervention chirurgicale, souvent bien au-delà des délais recommandés par les médecins. On compte se battre avec acharnement pour obtenir plus de lits et de personnel, afin que toute la population de Hamilton puisse bénéficier d’un accès rapide à des soins actifs de qualité. »

Le syndicat a promis une campagne vigoureuse pour lutter contre les coupes à Hamilton et rétablir la qualité des services hospitaliers afin que les résident(e)s reçoivent des soins rapides et sûrs. Le SCFP prévoit notamment d’organiser un rassemblement le 13 octobre, à midi, devant l’Hôpital général de Hamilton.

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