Au moment même où les membres du SCFP 3766 retournent à l’école pour la rentrée, on leur demande à nouveau d’en faire plus avec moins.
Depuis cinq ans, le nombre d’élèves inscrit(e)s dans les écoles publiques de Regina est passé de 24 344 en 2020-2021 à 26 874 en 2025-2026, soit une augmentation de 2 530 élèves. Pendant cette même période, le nombre d’assistant(e)s en éducation n’a augmenté que de 3,5 postes équivalents temps plein (ETP), laissant ainsi le personnel de soutien dans l’incapacité de répondre aux besoins croissants dans les classes.
Qui plus est, en cette nouvelle année scolaire, 14 travailleuses et travailleurs temporaires se sont retrouvés sans contrat parmi le personnel de soutien scolaire.
« L’incertitude constante empêche de fidéliser notre personnel expérimenté, car beaucoup préfèrent trouver un emploi qui offre plus de sécurité et de stabilité », confie Jackie Christianson, présidente du SCFP 3766.
« Quand le nombre d’élèves continue d’augmenter sans qu’il y ait un renforcement proportionnel du personnel, on prive les élèves d’un soutien nécessaire et on pousse les employé(e)s au-delà de leurs limites. Tout ça se traduit par une charge de travail plus lourde, un épuisement professionnel accru et un trop grand nombre d’élèves privé(e)s du soutien qu’il leur faut pour réussir. »
Jackie Christianson explique que ces dernières années de sous-effectif ont transformé le rôle des assistant(e)s en éducation dans les écoles de Regina. Alors que les besoins des élèves se complexifient et que le personnel de soutien ne suffit plus à la tâche, les assistant(e)s en éducation sont de plus en plus amené(e)s à répondre à des besoins liés aux comportements, à la régulation des émotions et aux soins personnels, tout en s’efforçant de soutenir l’apprentissage des élèves.
« Les assistant(e)s en éducation consacrent de plus en plus de temps à aider les élèves qui ont besoin d’aide pour s’autoréguler ou pour prendre soin d’eux-mêmes et d’elles-mêmes. Ça leur laisse moins de temps pour apporter le soutien scolaire également nécessaire à la réussite en classe, précise Jackie Christianson. Sans un nombre suffisant d’assistant(e)s en éducation, certain(e)s élèves sont privé(e)s du niveau de soutien qui leur permet de participer pleinement à la vie scolaire quotidienne. Ça nuit à leur apprentissage, à leur bien-être et, dans certains cas, à leur capacité à fréquenter l’école à temps plein. »
Le SCFP 3766 réclame une augmentation du financement destiné au personnel de soutien scolaire afin que l’on puisse remédier à l’insuffisance de personnel, réduire la précarité de l’emploi et garantir que chaque élève ait accès au soutien dont il ou elle a besoin à l’école.
