Le SCFP 65-09 et le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) condamnent fermement le Conseil scolaire du district de Rainy River pour sa décision de supprimer un grand nombre de postes, signalant que ces mesures réduiront le soutien dans les classes de maternelle et exerceront une pression encore plus forte sur les travailleuses et travailleurs de l’éducation.
Le conseil scolaire a récemment avisé la section locale que trois postes d’éducatrice et éducateur de la petite enfance allaient être touchés pour l’année 2026-2027. Ces trois postes correspondent à près du tiers des effectifs en éducation à la petite enfance employés par le conseil scolaire, et il s’agit donc d’une lourde perte pour le SCFP 65-09, qui représente une dizaine d’éducatrices et d’éducateurs de la petite enfance au total.
Le SCFP 65-09 défend les droits d’environ 80 travailleuses et travailleurs de l’éducation du Conseil scolaire du district de Rainy River, notamment des éducatrices et éducateurs de la petite enfance, des concierges et des membres du personnel de secrétariat et d’entretien.
« Ces coupes sont très inquiétantes, à la fois pour nos membres et pour les élèves que nous accompagnons chaque jour », s’attriste Nicole Cheetham, vice-présidente du SCFP 65-09. « Les éducatrices et éducateurs de la petite enfance jouent un rôle indispensable auprès de nos plus jeunes élèves. Supprimer le tiers des effectifs signifie nécessairement que des enfants ne profiteront plus des avantages du modèle de maternelle fondé sur la collaboration, ce qui touchera l’apprentissage par le jeu ainsi que le soutien au développement de la petite enfance fourni par ces travailleuses et travailleurs. »
Ces coupes démesurées, qui surviennent alors qu’on prévoit une baisse de seulement deux inscriptions en maternelle, auront d’importantes répercussions. Les conséquences pour le modèle collaboratif en maternelle sont particulièrement préoccupantes. Une partie des élèves, dont ceux et celles qui évoluent en classe multiprogramme, n’aura plus accès aux services des éducatrices et éducateurs. À titre d’exemple, dans une classe qui combine la maternelle et la première année, on prévoit que 12 élèves du préscolaire n’y auront plus accès.
« Les élèves de maternelle ont besoin d’un encadrement continu, et c’est particulièrement important pour les premières années scolaires, poursuit Nicole Cheetham. Les éducatrices et éducateurs de la petite enfance créent des milieux sécuritaires et inclusifs qui encouragent l’apprentissage par le jeu ainsi que le développement de compétences fondamentales. Ce sont les élèves, les familles et le personnel qui souffriront de ces coupes. »
Le CSCSO avance que ces coupes reflètent une tendance à grande échelle provoquée par le sous-financement chronique de l’éducation en Ontario depuis 2018.
« Ce qui se passe au Conseil scolaire du district de Rainy River, on l’observe aussi ailleurs dans la province. Les travailleuses et travailleurs de l’éducation paient le prix du sous-financement public », affirme Joe Tigani, président du CSCSO. « On parle ici de personnes qui soutiennent les élèves ayant des besoins particuliers, qui assurent la sécurité des écoles et qui veillent au bon fonctionnement des établissements au quotidien. Supprimer ces postes aura des répercussions sur tout le monde. »
Le SCFP 65-09 et le CSCSO demandent au gouvernement provincial de financer adéquatement l’éducation, et au conseil scolaire de faire immédiatement marche arrière.
« Les élèves méritent des milieux d’apprentissage sûrs qui les soutiennent, plaide Joe Tigani. Ça commence par investir dans les travailleuses et travailleurs qui s’en occupent. Le CSCSO se range derrière les membres du SCFP 65-09 qui sont résolu(e)s à se défendre. On est solidaires dans la défense de bons emplois, la protection de services essentiels, et le refus d’un système qui continue de dévaloriser les travailleuses et travailleurs de l’éducation ainsi que les élèves qu’ils et elles servent. »