Le SCFP 2722 dénonce l’hypocrisie du conseil d’administration d’Oxfam Canada et de sa directrice générale, Lauren Ravon, qui continuent à prôner le féminisme, l’équité et la justice pendant que leurs propres employé(e)s doivent se battre pour obtenir des indemnités de travail humaines et inclusives.
Les travailleuses et travailleurs d’Oxfam Canada sont en grève depuis le 11 juin, puisque la partie patronale a échoué à négocier une entente équitable. Les principaux points d’achoppement sont les salaires, les congés pour les soins d’affirmation de genre et pour les victimes de violence conjugale, le refus des concessions demandées par l’employeur, et le respect de la clause d’indexation au coût de la vie de l’actuelle convention collective.
« Si les membres de la direction d’Oxfam Canada veulent se vanter d’être des féministes ou des allié(e)s de la justice économique, de l’égalité et de l’inclusion 2ELGBTQI+, il va falloir qu’ils et elles commencent par s’occuper de leur propre cour. Et ça passe par la reprise des négociations pour formuler une entente équitable qui mettra fin à la grève », plaide Carla Caxaj, membre du comité de négociation du SCFP 2722. « Les travailleuses et travailleurs d’un organisme qui se proclame féministe ne devraient pas avoir à faire la grève pour que la violence conjugale soit prise au sérieux, ni à lutter pour faire valoir les congés pour les soins d’affirmation de genre quand une personne du conseil d’administration est reconnue pour son soutien à la cause des personnes trans. Il est insensé d’écouter les dirigeant(e)s parler de justice et d’équité pendant que ces mêmes leaders ignorent les demandes du personnel sur ces questions. »
Les membres du SCFP 2722 soutiennent avec fierté la mission d’Oxfam Canada. Ces travailleuses et travailleurs alimentent les partenariats, promeuvent la défense des droits et distribuent des ressources dans différents bureaux et organismes communautaires du monde entier. Même si leur souhait est de retourner au travail, il est hors de question d’accepter qu’un organisme qui plaide en faveur de la justice partout, mais ne donne pas l’exemple dans ses propres bureaux.
« Oxfam Canada ne peut pas continuer à se déclarer comme un organisme féministe en traitant ses travailleuses et travailleurs de la sorte, poursuit Carla Caxaj. On ne peut pas se construire une image publique fondée sur les droits des femmes, la non-violence, l’inclusion des personnes trans ou queers et la justice économique, puis disparaître dès que les travailleuses et travailleurs qu’on a embauchés demandent d’appliquer ces valeurs à la table de négociation. »
Le SCFP 2722 demande au conseil d’administration d’Oxfam Canada et à sa directrice générale, Lauren Ravon, de sortir de leur mutisme, de retourner à la table de négociation et d’y arriver à une entente équitable qui reflète les valeurs que l’organisme prétend défendre.