L’enlisement des négociations avec la SPCA de Colombie-Britannique (C.-B.) a poussé 97,5 % des membres du SCFP 1622 des régions du Lower Mainland et de la vallée du Fraser à voter en faveur d’un mandat de grève.
« Protéger les animaux vulnérables est une grande source de fierté pour nos membres », lance Annabelle van Rikxoort, présidente du SCFP 1622. « Mais malgré leur engagement profond envers les animaux sous leur garde, beaucoup peinent à subvenir à leurs propres besoins fondamentaux. Ce vote reflète donc leur détermination à obtenir une entente qui reconnaît la juste valeur de leur travail. »
La convention collective de ces travailleuses et travailleurs a échu en décembre 2025 et, depuis le début des négociations, les parties se sont réunies à neuf reprises. Les principales questions en suspens concernent l’équité des salaires, la bonification des avantages sociaux en santé mentale et l’amélioration du milieu de travail pour pallier l’épuisement professionnel et favoriser la rétention du personnel.
« Les travailleuses et travailleurs en bien-être animal côtoient au quotidien des animaux négligés, blessés, battus ou abandonnés. Ils et elles vivent des situations crève-cœur dont bien des gens ignorent l’existence, et font tout en leur pouvoir pour aider les animaux et leur trouver des foyers aimants. Même si leur travail est gratifiant, il vient avec son lot de défis. Nos membres veulent donc des salaires et du soutien qui correspondent à leur réalité et qui permettront au personnel chevronné de continuer à prodiguer les soins de grande qualité que méritent leurs petits patients », ajoute la présidente.
Le syndicat réitère sa volonté à négocier une convention et à éviter toute interruption de services. À la suite du vote de grève, le SCFP 1622 a soumis une demande de médiation à la Commission des relations de travail de la Colombie-Britannique; la section locale espère ainsi la reprise des discussions et le règlement des questions en suspens.
« Les mesures de grève sont toujours notre dernier recours, souligne Annabelle van Rikxoort. À notre avis, le meilleur endroit pour arriver à s’entendre reste la table de négociation, mais pour ce faire, chaque partie doit y mettre du sien. »
Le SCFP 1622 représente plus de 110 employé(e)s des installations de la SPCA C.-B. dans le Lower Mainland et la vallée du Fraser, notamment des agent(e)s de protection de la faune, des travailleuses et travailleurs de refuges et d’autres membres du personnel de première ligne au service de la cause animale.