Aujourd’hui, les membres du SCFP 4911 ont remis une pétition signée par environ 80 % des paramédics de première ligne appelant les services d’ambulance du comté et de la Ville de Peterborough à négocier une entente équitable pour remédier à l’aggravation de la pénurie de personnel, à l’épuisement professionnel et au problème de rétention des travailleuses et travailleurs.
La pétition fait écho aux difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les services médicaux d’urgence de la Ville de Peterborough et du comté de Peterborough. L’an dernier seulement, le service paramédical a connu environ 150 quarts de travail non assurés, et des ambulances ont dû être retirées de la circulation en raison du manque de personnel.
« Il s’agit de la ronde de négociations la plus déterminante de notre histoire. On ne peut tout simplement pas continuer comme ça. Mais ni la direction, ni la Ville, ni le comté ne semblent voir l’urgence de la situation », se désole Jordan Lean, paramédic et président du SCFP 4911. « Les paramédics lancent un appel à l’aide : c’est la raison d’être de cette pétition. Les problèmes qui nous touchent sont réels, nos propositions sont raisonnables et il est vital de remédier à l’épuisement professionnel et d’assurer la sécurité des paramédics pour que les résident(e)s continuent de recevoir les soins d’urgence qui leur sont indispensables. »
Le SCFP 4911 et l’employeur ont entamé des négociations en mars en fonction des propositions reçues des membres. Ces propositions visent principalement à répondre aux pressions réelles qui pèsent sur les paramédics dans leur travail; on demande notamment une couverture accrue en santé mentale, de meilleurs avantages sociaux, des primes de quart équitables et des salaires plus élevés pour réduire l’écart avec d’autres services d’urgence comparables. Ces investissements sont essentiels pour recruter et maintenir en poste des paramédics expérimenté(e)s et assurer la stabilité du service à long terme.
Plutôt que de s’attaquer sérieusement aux problèmes sur le terrain, Patricia Bromfield, qui dirige les services d’ambulance, a malheureusement plutôt choisi de faire des déclarations trompeuses sur les propositions des travailleuses et travailleurs pour nuire aux négociations. Dans un courriel adressé aux membres, elle a esquivé les négociations directes, déformant plutôt les propositions du SCFP 4911 en exagérant les chiffres et en minimisant les difficultés de dotation et de rétention.
La pétition fait état d’un service soumis à une forte pression, en soulignant la perte d’environ 20 paramédics à temps partiel chaque année, et qu’environ 20 % du personnel à temps plein est actuellement en congé ou en arrêt de travail pour cause de maladie.
« Le poids physique et psychologique de ce travail pèse sur nous chaque jour. Voir les autorités minimiser ces difficultés ou les qualifier de gérables alors que les travailleuses et travailleurs de première ligne trempent dedans au quotidien est extrêmement frustrant, rapporte Jordan Lean. La pétition envoie un message clair : les paramédics sont solidaires et soutiennent l’équipe de négociation dans la conviction que ce service a besoin d’investissements substantiels pour rester viable. »
Les deux parties retourneront demain à la table de négociation. Les membres du SCFP 4911 gardent espoir que l’employeur arrivera prêt à s’intéresser aux défis de dotation et de santé mentale qui touchent les paramédics et les services d’urgence sur lesquels la population compte.
