Jeudi, les membres du SCFP 4681-02 ont voté à 95 % en faveur d’une grève dans le cadre des négociations en cours avec le Conseil scolaire catholique du district du Nord-Est.
Depuis que la section locale a obtenu son accréditation en 2024, les parties se sont rencontrées dix fois pour négocier la convention collective initiale. Or, plus tôt cette semaine, le conseil scolaire a déposé un avis de non- conciliation, ce qui donne 17 jours à l’employeur avant de pouvoir mettre son personnel d’éducation en lock-out.
Le SCFP 4681-02 compte environ 130 éducatrices et éducateurs de la petite enfance inscrits, des surveillant(e)s du midi et d’autres auxiliaires qui se sont syndiqués il y a près de deux ans, en juin 2024. Ces travailleuses et travailleurs de l’éducation, qui souffrent déjà d’un important sous-effectif, jouent un rôle central dans le soutien quotidien aux élèves, parfois même en dehors des murs de l’école. Plus de 70 % des membres ont participé au vote de grève.
« Nos membres sont toujours là pour les élèves et les familles », a rapporté Susan Cyr, présidente du SCFP 4681, unité 02. « Malgré la pénurie de personnel dans les écoles, ces personnes se donnent à fond pour les enfants et ont à cœur leur apprentissage et leur réussite. Il n’est que justice de les traiter avec respect et de leur offrir des conditions de travail décentes et une convention équitable. Forcer aux concessions par une menace de lock-out n’aide en rien. »
Le conseil scolaire a déposé des propositions qui réduisent les avantages sociaux et les droits aux congés et aux vacances, en plus de couper le supplément à la CSPAAT. L’employeur veut aussi modifier les invalidités de longue durée, actuellement entièrement à la charge des membres, pour un plan de moindre envergure qui serait financé à 90 % par l’employeur, mais qui laisserait les membres du SCFP 4681-02 avec une couverture vraiment moins intéressante. L’employeur refuse par ailleurs de garantir la rémunération du temps de préparation requis par les éducatrices et éducateurs de la petite enfance désignés, et il ne veut pas non plus inscrire de clause empêchant de donner en sous-traitance à du personnel non syndiqué des tâches propres à l’unité de négociation.
« Nos gens n’ont pas envie de faire la grève, pas plus que d’être en lock-out, insiste la présidente de la section locale. Tout le monde veut continuer d’être là pour les élèves et de faire son travail dans le plaisir. C’est le conseil scolaire qui crée cette situation par son refus de négocier une convention équitable. »
« Les travailleuses et travailleurs de l’éducation sont l’épine dorsale de nos écoles », rappelle Joe Tigani, président du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO). « Tous les jours, les membres du SCFP 4681-02 fournissent un soutien essentiel aux élèves, et ce, malgré le manque chronique de personnel et les pressions croissantes qui pèsent sur les écoles. Si ces personnes sont mises en lock-out, les élèves s’en ressentiront immédiatement. Le Conseil scolaire catholique du district du Nord-Est doit cesser de chercher à obtenir des concessions, et doit plutôt traiter son personnel avec le respect qu’il mérite. »
Le SCFP 4681 demande au conseil scolaire de revenir à la table de négociation en se montrant prêt à négocier une convention juste et équitable qui reconnaît la valeur du travail que les travailleuses et travailleurs de l’éducation accomplissent pour les élèves et la communauté scolaire dans son ensemble.