Le SCFP 4154 et le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) protestent contre la décision du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien d’imposer des compressions de personnel radicales qui se répercuteront sur le personnel de l’éducation et les élèves de l’ensemble du conseil scolaire.
« Ces compressions sont une attaque directe contre le personnel de première ligne qui aide les élèves et permet la gestion quotidienne de nos écoles », dénonce Trudy Scott, présidente du SCFP 4154. « Le conseil scolaire en parle comme une réduction globale de 1,5 %, mais ce pourcentage est loin de refléter la réalité du plein effet. Une fois de plus, il a décidé d’équilibrer le budget sur le dos du personnel de l’éducation. »
Le SCFP 4154 représente une grande variété de membres du personnel de l’éducation, y compris des administratrices et administrateurs scolaires, des concierges, du personnel informatique, des technicien(ne)s de bibliothèque, des éducatrices et éducateurs de la petite enfance, des assistant(e)s en éducation, du personnel de soutien aux élèves et d’autres rôles de soutien essentiels qui garantissent la réussite et le bien-être des élèves dans l’ensemble du système scolaire.
Bien que le conseil scolaire soit déjà en sous-effectif, il envisage des compressions dans le personnel de soutien aux élèves et dans celui des technologies de l’information et de la communication, ainsi que l’élimination de plusieurs postes. Il s’agit de postes d’assistant(e)s en troubles de communication, de personnel d’entretien itinérant et d’administratrices et administrateurs scolaires itinérants, qui assurent une relève qualifiée pour remplacer le personnel en congé. Le conseil a aussi décidé de transformer plusieurs postes de secrétariat sur 12 mois en postes sur 10 mois, ce qui entraînera des changements importants dans la rémunération et les régimes de retraite de ces membres.
« Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que ces compressions sont effectuées alors qu’il est clairement prouvé que les effectifs sont déjà à bout », souligne Mme Scott. « Nos membres sont déjà très sollicité(e)s. Ces licenciements alourdiront les charges de travail déjà ingérables et diminueront les ressources de soutien essentielles aux élèves. »
Le CSCSO soutient que ces réductions budgétaires sont le reflet d’une tendance plus large découlant du financement insuffisant de l’éducation en Ontario depuis 2018.
Selon Joe Tigani, président du CSCSO, « ce que nous observons au Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien s’inscrit dans une tendance plus large, le personnel de l’éducation étant invité à payer le prix du sous-financement. C’est pourtant lui qui aide les élèves ayant des besoins particuliers, qui assure la sécurité dans les écoles et qui veille à leur bon fonctionnement tous les jours. La disparition de ces postes a des conséquences sur tout le monde. »
Le SCFP 4154 et le CSCSO demandent à la Province de financer adéquatement le secteur de l’éducation, et au Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien d’annuler immédiatement ces compressions.
« Les élèves méritent des environnements sûrs et propices à l’apprentissage », ajoute M. Tigani. « Et ça commence par investir dans le personnel qui rend cette réalité possible. Le CSCSO appuie les membres du SCFP 4154 dans leur lutte. Nous nous unissons pour défendre les bons emplois, protéger les services essentiels et nous opposer à un système qui continue à sous-évaluer le personnel de l’éducation et les élèves. »