Les services récréatifs doivent rester publics et abordables, clament les syndicats

Les syndicats qui représentent les milliers de travailleuses et travailleurs de la Ville d’Edmonton sont sans équivoque : n’importe quel partenariat public-privé dans les services récréatifs entraînera des coûts pour les contribuables.

Sterling Valentine, président du SCFP 30, et Bryce Jowett, président du Syndicat du service civique 52, révèlent que le conseil municipal envisage des changements qui nuiraient aux citoyennes et citoyens.

« On en a déjà parlé à plusieurs reprises, à Edmonton comme ailleurs au pays, déplore Sterling Valentine. Les loisirs sont des services publics essentiels qui profitent à tout le monde, peu importe l’âge ou le revenu. Des partenariats avec le privé menaceraient l’accès à ces services. Les entreprises essaieraient de faire du profit sur le dos de la population, en augmentant les tarifs ou en coupant des programmes. 

Le profit privé va à l’encontre de l’intérêt public. »

« L’accès aux installations publiques est abordable parce qu’on a choisi, collectivement, d’encourager un mode de vie sain, explique Bryce Jowett. Si ça coûtait le même prix qu’un gym privé, beaucoup de gens ne pourraient plus y aller. »

Si la Ville adopte un modèle à but lucratif, Sterling Valentine prévient que les Edmontoniennes et Edmontoniens vont devoir payer plus cher pour toutes sortes de services : entraînement privé, cours de natation et de patinage, accès aux terrains de pickleball et aux autres installations, etc. 

« Il y a assez de GoodLife et d’autres gyms privés. Ce dont on a besoin, c’est des installations publiques accessibles à tout le monde », conclut le président du Syndicat du service civique 52.

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