La lettre suivante au courrier des lecteurs, rédigée par Elizabeth Conrad, éducatrice de la petite enfance et membre de la section locale 4745 du SCFP, a été publiée dans le Chronicle Herald le 8 juin 2020 (en anglais seulement).

En mars, le Centre d’éducation et de développement de la petite enfance de la Nouvelle-Écosse a, selon la recommandation du Dr Robert Strang, fermé toutes les écoles publiques et les fournisseurs agréés de services de garde de la petite enfance. La province était confrontée à la pandémie mondiale de la COVID-19, et la priorité était la sécurité de tous les enfants de la Nouvelle-Écosse.

La Nouvelle-Écosse commence lentement à retirer les restrictions. Il faut agir avec soin, afin de stabiliser l’économie tout en protégeant la santé publique. Le service de santé publique a soigneusement établi un processus pour examiner et approuver les plans de révision de la prestation de tous les services publics. A-t-on pensé aux parents qui ont besoin de services de garde pour que l’économie puisse lentement recommencer à fonctionner?

Le premier ministre, Stephen McNeil, et le Dr Strang ont souvent discuté de la réouverture des centres de la petite enfance comme d’un élément clé dans le succès de la réouverture de l’économie. La santé publique utilisera les renseignements fournis par le secteur des services de garde pour mieux comprendre les détails du plan de réouverture qui a été présenté.

Je conviens qu’un bon plan de santé et de sécurité exige beaucoup de détails. Toutefois, les centres de la petite enfance ne sont pas la solution qui permettra à tous les parents de retourner au travail. L’ouverture de ces centres permettra d’offrir des garderies pour certains très jeunes enfants. Elle ne permettra pas de régler les problèmes de garde d’enfants pour la majorité des parents. Beaucoup d’enfants qui fréquentent les écoles publiques doivent encore aller à la garderie afin de permettre à leurs parents de retourner au travail.

Comme les femmes jouent un rôle important dans la revitalisation de notre économie, nous devons trouver une solution pour répondre à ces besoins élargis de services de garde. Les parents devront-ils choisir entre s’occuper de leur famille ou participer à l’économie?

Elizabeth Conrad est une éducatrice de la petite enfance et vice-présidente d’unité de la section locale 4745 du SCFP