Les membres du SCFP 5047 – des bibliothécaires qui travaillent au Centre d’éducation régional d’Halifax – favorisent l’alphabétisation dans nos écoles. Ces travailleuses et travailleurs offrent un soutien aux élèves en difficulté, créent des conditions propices à l’éveil de la curiosité et au sentiment d’appartenance, et veillent à ce que chacun(e) se sente interpellé(e) par la lecture.

Les services offerts sont loin d’être optionnels : ils sont fondamentaux. Mais en ce moment même, on les traite comme si on pouvait s’en passer.

Depuis quelques semaines, on assiste à un bras de fer entre le conseil municipal et le conseil scolaire, et au beau milieu de tout ça, ce sont nos membres et nos élèves qui font les frais de cette confrontation politique. C’est inacceptable.

Le conseil scolaire doit clamer haut et fort qu’il soutient les programmes offerts par les bibliothécaires et qu’il s’assurera de protéger les emplois de ces travailleuses et travailleurs.

Les conseillères et conseillers municipaux doivent, pour leur part, mettre en place un financement stable et continu, de sorte qu’on cesse de remettre en question l’avenir de ces programmes d’une année à l’autre. Nous couper l’herbe sous le pied de cette façon, alors qu’il s’agit de services essentiels, témoigne d’une gouvernance irresponsable et d’un manque de leadership.

Nos membres méritent des conditions stables. Nos élèves méritent d’avoir accès aux ressources qui les aident à apprendre, à évoluer et à réussir. Et la population est en droit de demander que les institutions agissent selon une vision claire en se comportant de manière responsable et en faisant preuve de diligence.

Le message qu’on envoie est clair : les responsables du Centre d’éducation régional d’Halifax et les conseillères et conseillers municipaux de la région d’Halifax doivent faire leur travail, c’est-à-dire protéger ces programmes et les gens qui les offrent, ainsi que donner la priorité aux élèves.