Dans le cadre des consultations sur la révision du modèle d’allocation des ressources aux collèges d’enseignement général et professionnel, des représentants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et son Conseil provincial des collèges étaient présents, ce matin à Montréal, pour présenter leur mémoire de l’avenir du financement des cégeps.

Alors que 2018 marque le 50e anniversaire de ce fleuron québécois, cette consultation lancée par le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES) vise à revoir le modèle d’allocation des ressources aux cégeps.

D’emblée, le SCFP croit qu’il faut retirer le financement des cégeps (et de l’Éducation en général) des vagues d’austérité. Les compressions ont mené à une dégradation de l’expérience collégiale et ont énormément touché nos membres.

Depuis sa création, le financement du réseau de 48 cégeps est assuré à plus de 87 % par l’État québécois. Depuis 1992, cet argent est distribué selon les paramètres précis qui n’ont jamais été modifiés.

Entre 2011 et 2016, les cégeps ont dû composer avec des compressions évaluées à 155 millions $. À ce montant s’ajoute un minimum de 20 millions $ additionnels liés au manque à gagner en raison de l’augmentation du coût de la vie.

Ces compressions ont affecté à peu près tous les aspects du service public. Il y a eu une augmentation des frais, des suppressions de postes et des baisses dans l’offre des services aux étudiants.

Nous pouvons penser, entre autres, à des coupures dans les heures d’ouverture des bibliothèques, dans les programmes d’aide en apprentissage et psychosociale, dans les activités parascolaires, comme les sports et les activités culturelles, ainsi que dans l’assistance technique lors des travaux pratiques.

« Il est crucial pour le MÉES de reconnaître que l’expérience étudiante au cégep va bien au-delà du cours magistral et qu’on ne peut sabrer dans les services de soutien sans toucher l’ensemble de la vie collégiale, que ce soit pour les enseignants, les étudiants ou les autres travailleuses et travailleurs qui œuvrent dans les services périphériques », de déclarer Benoît Bouchard, secrétaire général du SCFP.

Le Conseil provincial des collèges (CPC) du Syndicat canadien de la fonction publique au Québec (SCFP) regroupe plus de 500 membres qui travaillent dans les collèges québécois. On dénombre parmi eux du personnel de métier, des techniciennes et techniciens en travaux pratiques et de bibliothèques, des agentes et agents de bureau, des manœuvres, du personnel administratif et autres.