Ariel photo of the Welland Canal and surrounding areaLes employées et employés municipaux de la région de Niagara représentés par le SCFP 1287 ont autorisé leur syndicat à déclencher une grève si celui-ci n’arrive pas à conclure une entente équitable dans ses négociations avec lemployeur.

Le vote a eu lieu lors d’une réunion virtuelle tenue la semaine dernière. Quatre-vingt-sept pour cent des membres ont voté en faveur d’un débrayage. Selon le syndicat, il s’agit d’une mesure de précaution qui ne se traduira pas nécessairement en arrêt de travail. L’objectif consiste à montrer que les membres sont résolus à décrocher une entente équitable.  

« Notre but a toujours été de négocier un contrat équitable qui nous permettra de continuer à fournir des services publics de qualité aux citoyennes et citoyens de Niagara », explique Judy Murray, présidente du SCFP 1287 et commis au traitement des eaux usées. « Nous ne sommes pas gourmands. Nous voulons simplement que l’employeur accorde la priorité au bien-être du personnel et à la stabilité de la main-d’œuvre. »  

Mme Murray ajoute que, pendant la pandémie, la main-d’œuvre municipale de Niagara a souvent été invitée à faire des sacrifices, notamment en acceptant de nouvelles tâches, comme le dépistage de la COVID dans les établissements pour personnes âgées ou l’assistance à la vaccination contre la COVID.   

« Nous, travailleuses et travailleurs municipaux, faisons de notre mieux pour fournir les services sur lesquels les gens comptent, dit-elle. Nous acceptons qu’un certain degré de sacrifice fasse partie de nos fonctions. Par contre, nous nous attendons en retour à un traitement équitable de la part de notre employeur. Hélas, les négociations actuelles sont frustrantes. La partie patronale refuse de reconnaître nos efforts, nos sacrifices et notre dévouement. »  

Au milieu des points litigieux se trouve la prime exorbitante d’assurance invalidité de longue durée. Pour certains membres, cette prime représente entre 10 et 20 % de leur salaire, en période de précarité financière croissante. Une enquête syndicale a montré que 34 % des membres ont pris un emploi de plus pour joindre les deux bouts.  

« Cette assurance est très onéreuse. L’inflation record précarise déjà nos finances ; continuer à débourser une telle somme ne fera que nous rendre plus précaires. En outre, l’insécurité du revenu à laquelle nos membres sont confrontés contribue aux problèmes de recrutement et de rétention du personnel, ce qui a potentiellement des conséquences sur la qualité des services publics, car nous perdons des gens expérimentés et dévoués au profit d’autres employeurs. »  

Judy Murray affirme que le syndicat veut trouver des solutions équitables pour ses membres comme pour la population de la région de Niagara.   

« Les travailleuses, les travailleurs, les citoyens et les citoyennes souhaitent la même chose : des services publics de qualité. Or, cela n’est possible qu’en investissant dans le bien-être des gens qui fournissent ces services. »