Même pendant le confinement d’urgence en cours en Ontario, des milliers d’élèves continuent de fréquenter l’école, où ils sont soutenus par des travailleurs de l’éducation. Pour protéger la santé et la sécurité de tous, le syndicat qui représente 55 000 travailleurs de l’éducation appelle le gouvernement provincial à mettre en œuvre des mesures simples qui réduiront les risques de propagation de la COVID-19.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a dressé une liste de moyens simples et peu coûteux pour réduire les risques courus par toutes les personnes qui passent leurs journées dans une école. Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) du SCFP, a décrit les mesures que le syndicat veut mettre en place dans les écoles qui accueillent encore des élèves :

Dépistage obligatoire : Toute personne entrant à l’école devrait passer un dépistage actif et amélioré. Ce dépistage devrait inclure une vérification de la température pour toute personne qui franchit les portes de l’école. On devrait aussi exiger une attestation écrite des parents pour confirmer que leurs enfants ne présentent pas de symptômes de la COVID-19 et n’y ont pas été exposés.

Améliorer la qualité de l’air : Une meilleure ventilation est essentielle pour réduire la propagation de la COVID, mais de nombreuses écoles plus anciennes ont un système de CVC obsolète. De nombreuses écoles plus récentes n’ont pas de fenêtres qui s’ouvrent. Afin d’atténuer les dangers, on devrait installer des purificateurs d’air dans chaque classe occupée pendant le confinement, même si cela implique de déplacer de l’équipement d’une école à l’autre.

Réduire la mobilité du personnel : Les cohortes d’élèves sont peut-être plus petites, mais les éducateurs qui les soutiennent continuent de passer d’une classe à l’autre dans le cadre de leur travail. Cette pratique dangereuse va à l’encontre de l’objectif de garder le même groupe d’enfants ensemble tout au long de la journée scolaire.

Préciser qui devrait encore être à l’école : Parmi les très rares groupes de personnes qui doivent être à l’école pendant le confinement d’urgence, il y a les élèves ayant des besoins particuliers élevés, ceux qui n’ont pas de connexion Internet à la maison et les travailleurs qui les soutiennent. Le ministère de l’Éducation doit préciser les travailleurs requis dans les écoles et appliquer les ordres de rester à la maison pour tous les autres.

Revoir les PEI des élèves : De nombreux travailleurs de l’éducation sont présents dans les écoles pour fournir un soutien direct aux élèves qui ont un plan d’enseignement individualisé (PEI). Ces plans doivent être réexaminés en tenant compte de la sécurité et de l’évaluation des risques pour garantir la mise en place des bons protocoles de sécurité.

« Les services fournis par les éducateurs de première ligne sont essentiels et les membres du SCFP seront sur place dans les écoles tant qu’il y aura des élèves à aider, précise Laura Walton. Mais le gouvernement provincial ne peut ignorer leurs préoccupations concernant la santé et la sécurité, d’autant plus que les deux sont directement liés à l’arrêt de la propagation de la COVID-19 dans la communauté. »