Aujourd’hui, le ministre Churchill a annoncé la consolidation future des sept conseils scolaires anglophones de la Nouvelle-Écosse en un seul. La déclaration, lourde en changement politique, ne donnait aucun détail sur la manière dont on procédera.

« En omettant de détailler la route qui mènera à la réalisation de ce plan, explique Nan McFadgen, le ministre a semé appréhension, scepticisme et confusion dans un système scolaire que les Libéraux jugent déjà dysfonctionnel. » Mme McFadgen est présidente du SCFP-Nouvelle‑Écosse.

« Le SCFP se souvient de 2014, ajoute-t-elle, de la fusion dans le secteur des soins actifs qu’a entraînée la Loi sur les autorités sanitaires et de la déroute qui s’en est ensuivie. Devant l’annonce de la création de deux conseils scolaires pour toute la province, le SCFP s’attend à ce que le secteur scolaire vive les mêmes problèmes. »

« Le ministre affirme que cela permettra à l’État d’économiser, poursuit-elle, mais il n’a pas pu expliquer dans quoi ni comment. Nous posons la question : le gouvernement devrait-il chercher à économiser sur l’éducation de nos enfants ? »

« Cette annonce affectera les 3 500 membres du SCFP qui fournissent de précieux services de première ligne au secteur scolaire, déplore Grant Dart, coordonnateur du secteur scolaire au SCFP. Ces gens doutent maintenant de ce que l’avenir leur réserve. »

« Or, assure-t-il, tandis que le gouvernement libéral et son ministre Churchill sèment la tourmente sans s’en soucier apparemment, le SCFP, lui, promet de travailler au nom de tous les syndicats et en collaboration avec ceux-ci afin de protéger les droits des syndiqués tout au long de ce bouleversement. »

« Pour le SCFP, souligne M. Dart, nos élèves et leurs parents méritent mieux, de la part du ministère de l’Éducation, que l’incertitude que provoque l’annonce de changements sans plan pour y parvenir. Cette fois encore, le gouvernement a exclu les intervenants de sa décision. En font suite si rapidement au rapport publié hier, le gouvernement ne laisse aucune place à la contestation des conclusions dudit rapport ou à la consultation populaire. »