Elizabeth Carlyle | Service des communications du SCFP

Au printemps 2016, les membres du SCFP étaient en plein bouleversement politique au Manitoba. Le Parti conservateur a pris le pouvoir avec une importante majorité, après 16 ans de gouvernement néo-démocrate.

Pendant la campagne électorale, les Manitobains ont clairement affirmé que le maintien et l’amélioration des services publics était une priorité. Brian Pallister, leader du Parti conservateur, a promis de protéger les services de première ligne et les travailleurs qui les fournissent.

Mais, dès septembre 2016, le nouveau gouvernement semblait vouloir renier ses engagements. Les uns après les autres, les médias rapportaient que le gouvernement conservateur s’apprêtait à mettre en œuvre des mesures radicales.

Déjà, le premier ministre Pallister a annulé des ententes qui exigeaient que les travailleurs des plus grands projets gouvernementaux soient protégés par des conventions collectives. Après des années de paix syndicale, il y a eu trois grèves au cours des huit premiers mois au pouvoir de M. Pallister.

En novembre, M. Pallister a déclaré qu’il envisageait des gels salariaux, la réouverture de conventions collectives existantes et la restructuration d’unités de négociation dans le secteur de la santé. En janvier 2017, une rencontre avec le SCFP et d’autres organisations syndicales confirmait le pire.

Le SCFP a fait du lobbying, participé à des piquets de grève et à des manifestations, créé des liens avec des groupes communautaires et fait la promotion des services publics.

« Une entente est une entente », a déclaré la présidente du SCFP-Manitoba, Kelly Moist. « Les conventions collectives négociées entre les employeurs et les syndicats doivent être respectées. Nous nous attendons à ce que le gouvernement respecte ses promesses électorales et maintienne et améliore les services publics et les emplois et respecte le droit à la libre négociation collective. »

Le SCFP continue d’exiger des preuves de la part du gouvernement quand ce dernier affirme que des changements à la fonction publique sont nécessaires pour relancer l’économie. Le SCFP se dit prêt à écouter le gouvernement et à entreprendre des consultations, tout en luttant fermement pour l’intégrité des négociations collectives et des services publics sur lesquels nous comptons tous.