Le SCFP 2 s’étonne que la Commission de transport de Toronto (CTT) ait décidé de déposer une demande de conciliation dans le cadre de la négociation collective en cours avec le syndicat, lequel représente environ 700 travailleuses et travailleurs de l’électricité, de la signalisation et des communications.
La conciliation est une étape normale dans un processus de négociation, mais l’initier avant l’échéance d’une convention collective en vigueur représente une tentative d’accélérer le processus et de mettre de la pression. La CTT a fait cette demande après une seule rencontre de négociation entre les deux parties, alors qu’une autre était prévue pour la semaine prochaine.
« Nos membres sont des travailleuses et travailleurs hautement qualifiés grâce à qui le transport en commun de Toronto fonctionne de manière fiable et sécuritaire », a fait valoir Sumit Guleria, président du SCFP 2. « On veut s’entendre sur une convention équitable, mais pour ça, il faut une vraie conversation, et pas de pression pour conclure. »
La section locale explique que la rapidité des négociations dépendra de si l’employeur prend au sérieux ou non les priorités des travailleuses et travailleurs. À cette étape, la conciliation risque d’accélérer le processus sans que les problèmes principaux aient été réellement discutés.
Le SCFP 2 rappelle que la convention collective actuelle demeurera en vigueur jusqu’au 31 mars 2026 et qu’on ne prévoit actuellement aucune perturbation des services de transport.
« Nos membres continuent à faire leur travail et à assurer le transport en commun, dit Sumit Guleria. Conclure une entente équitable sera néanmoins essentiel pour maintenir les services fiables et sécuritaires dont la population dépend. »