Il y a près de 40 ans, le Comité national de santé et de sécurité du SCFP a créé le Jour de deuil national. Les membres de ce comité souhaitaient commémorer les vies perdues au travail. Ils désiraient également inciter les travailleurs à se battre pour les vivants et à prévenir de nouvelles tragédies par le militantisme au travail.

Nous en sommes au deuxième Jour de deuil national depuis le début de la pandémie de COVID-19. Aujourd’hui, le Canada totalise plus d’un million de cas et plus de 23 000 décès. Parmi ces morts, des personnes ont contracté la COVID-19 dans le cadre de leur travail.

En moyenne, au Canada, un millier de travailleurs meurent au travail chaque année. Nous ne connaîtrons le plein impact de la COVID-19 sur les décès au travail que plus tard cette année. Cependant, depuis le début de 2020, quatorze membres du SCFP sont décédés à cause de leur travail. Dix de ces décès étaient dus à la COVID-19. Il s’agit du plus grand nombre de décès au travail en un an que notre syndicat n’ait jamais enregistré.

Des données provenant de partout au pays montrent que la COVID-19 se propage au travail, non seulement dans les établissements de santé et de soins, mais aussi dans les écoles, les bureaux, le secteur des transports et d’autres secteurs. Les travailleurs de première ligne, y compris de nombreux membres du SCFP, sont touchés de façon disproportionnée. Les populations de travailleurs à risque, dont ceux issus de communautés racisées et immigrées, sont infectées à un niveau plus élevé que la population générale. Cela est attribuable en partie à la précarité d’emploi et à l’absence de congés de maladie payés. Ces conditions affectent également la santé mentale des travailleurs.

Toutes les provinces et territoires canadiens ont des lois qui obligent les employeurs à offrir aux travailleurs un milieu de travail sain et sécuritaire. Pourtant, tout au long de la pandémie, les revendications des travailleurs en matière de santé et de sécurité sont restées sans réponse. De nombreux gouvernements et lieux de travail refusent de reconnaître les modes de propagation de la COVID-19 et ne fournissent pas aux travailleurs une protection appropriée.

Une pandémie n’est pas une excuse pour ne pas faire respecter les lois sur la santé et la sécurité. Les employeurs et les organismes de réglementation ont laissé tomber les travailleurs.

Personne ne devrait perdre la vie au travail. Cette année, alors que nous pleurons les travailleurs tués au travail, le SCFP s’engage à poursuivre la lutte pour assurer à tous un lieu de travail sain et sécuritaire.

Depuis le début de 2020, quatorze membres du SCFP sont décédés à cause de leur travail :

  • Victoria Salvan, SCFP 2881, Québec
  • Warlito Valdez, SCFP 1936, Colombie-Britannique
  • Ronaldo David, SCFP 145, Ontario
  • Jean-Géthro Joseph, SCFP 2199, Ontario
  • Roger Desautels, SCFP 416, Ontario
  • Agary Akaekpuchionwa, SCFP 503, Ontario
  • Mariyan Beile, SCFP 2199, Ontario
  • Kurtis Cleaveley, SCFP 1000, Ontario
  • Aurèle Poirier, SCFP 4721, Ontario
  • Tyler Isaac, SCFP 1000, Ontario
  • Jean Claude Dianzenza, SCFP 204, Manitoba
  • Ingrid Salt, SCFP 1328, Ontario
  • Shihab Shams, SCFP 2191, Ontario
  • Antonio Gaerlan, SCFP 145, Ontario

Visionnez le message vidéo des dirigeants nationaux du SCFP :