Des dizaines d’employés de bureau des hôpitaux St.Michael, St.Joseph et Providence – les hôpitaux de Toronto qui ont récemment subi une restructuration – ont été mis à pied, plusieurs avec un préavis de deux semaines, malgré la promesse électorale du premier ministre Ford que personne dans le secteur public ne perdrait son emploi. Aujourd’hui, le SCFP demande au gouvernement de respecter son engagement et de trouver une solution.

« Au moins 50 employés de bureau des hôpitaux St.Michael, St.Joseph et Providence perdent leur emploi. Ce gouvernement avait promis que cela ne se produirait pas », a dit Sharon Richer, commis d’unité d’hôpital et secrétaire-trésorière du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO).

« Plus de 80 % des employés d’hôpitaux sont des femmes. Lorsque les modifications du gouvernement conservateur seront toutes appliquées dans le système de santé publique de l’Ontario, et que les pertes d’emploi suivront cette restructuration, c’est la main-d’œuvre féminine qui sera le plus touchée. En 2019, cela ne devrait pas être considéré comme une politique publique acceptable », a dit Sharon Richer.

Récemment, le gouvernement a trouvé 1,6 milliard de dollars pour veiller à ce que les réductions de personnel dans l’éducation soient effectuées par la réduction naturelle des effectifs, plutôt que par des mises à pied.

« Dans ces hôpitaux, les femmes qui sont congédiées après 14 ans de service ou plus, avec un bref préavis, méritent certainement un traitement égal. Nous demandons au gouvernement d’intervenir avec le financement nécessaire pour annuler ces mises à pied et ramener ces femmes au travail en attendant de trouver une solution permanente permettant d’honorer la promesse du premier ministre », a-t-elle ajouté.

Les mises à pied dans les trois hôpitaux en restructuration fusionnés, maintenant appelés Unity Health Toronto, entraînent beaucoup d’inquiétude et de crainte chez les personnes dont les emplois sont menacés. Selon un sondage récent mené auprès de plus de 1 300 citoyens de Toronto, la grande majorité d’entre eux pensent que la restructuration et la fusion des hôpitaux coûteront plus cher et mèneront à une détérioration des services.

Seulement 10 % des répondants au sondage pensent que la fusion permettra d’améliorer le problème de surpopulation et de soins de couloir ou d’améliorer l’accès aux soins de santé à Toronto. Moins de 20 % d’entre eux pensent que le nouveau superorganisme qui est l’élément central du plan de restructuration du parti conservateur va finalement permettre d’économiser de l’argent.

De plus, 70 % des répondants s’opposent à la privatisation ou à l’automatisation des services administratifs dans les hôpitaux. La grande majorité d’entre eux rejettent l’utilisation d’un kiosque libre-service pour l’admission à l’hôpital, au lieu d’un employé d’hôpital.

Le CSHO est la division des hôpitaux du Syndicat canadien de la fonction publique qui a commandé à Environics ce sondage qui a été mené du 22 au 24 avril pour connaître les opinions des citoyens de la ville de Toronto concernant la restructuration récemment annoncée par le gouvernement Ford et les changements prévus au système de santé de l’Ontario.

Les résultats de ce sondage ont été publiés quelques jours après que quelque 10 000 personnes de partout en Ontario sont venues à Queen’s Park pour protester contre le plan de restructuration du système de santé du gouvernement conservateur qui facilitera la privatisation et la réduction de vastes segments du système de santé publique.