À 6 h 30 ce matin, les cols bleus de la Ville de Montréal se sont réunis pour une action de visibilité organisée par le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301). Le rassemblement a d’abord pris place au coin des rues Dickson et Souligny pour ensuite se déplacer devant les bureaux administratifs de la Ville de Montréal, sur la rue Saint-Denis.

L’objectif : dénoncer un climat abrasif de la part de l’employeur à la table de négociation qui compromet l’avancement des discussions et mine la relation de confiance entre les parties.

« Il y a une distorsion entre le discours politique qu’on entend et ce qui se passe vraiment. D’un côté, les élus nous parlent de collaboration dans le but d’en arriver à une entente rapidement. De l’autre, le ton change à la table de négociation. On reçoit de nouvelles demandes après plus d’un an de pourparlers et ça crée des frustrations. On ne peut pas négocier dans ces conditions », explique le président du SCFP 301, Jean-Pierre Lauzon.

Face à ce climat de négociation qui se détériore, le SCFP 301 annonce une gradation de ses moyens de pression dans l’objectif de passer un message clair et de parvenir à une entente négociée. Une manifestation aura d’ailleurs lieu la semaine prochaine.

« Aujourd’hui, on le dit fermement : tant que la Ville ne changera pas son fusil d’épaule à la table de négociation, la pression va grimper. Une manifestation est prévue la semaine prochaine et ensuite, s’il le faut, ce sera la grève », de conclure le président.

Rappelons qu’en septembre dernier, les membres du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301) ont voté à 98 % pour des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

La convention collective des cols bleus de la Ville de Montréal est venue à échéance le 31 décembre 2024 et les parties ont tenu plus de 21 rencontres de négociation ainsi que 8 rencontres de médiation.