BC health care workers celebrate better working conditions under an NDP governmentStephen Elliott-Buckley | Service de recherche

Les membres du Syndicat des employés d’hôpitaux (SEH) ont de quoi célébrer : leur convention collective inclut maintenant un article sur la santé et la sécurité au travail (SST) dont les travailleurs de tout le pays peuvent s’inspirer.

Le SEH est la division du secteur de la santé du SCFP en Colombie-Britannique. Il représente 50 000 membres, soit la plupart des travailleurs de la santé affiliés au SCFP dans la province. L’Association de négociation des établissements (Facilities Bargaining Association) regroupe la plupart des établissements hospitaliers et des foyers de soins pour personnes âgées de la C.-B.

Les travailleurs de la santé de la province ont connu des temps difficiles : les gouvernements libéraux qui se sont succédé pendant seize ans ont imposé des politiques de droite au détriment des services publics et de leurs employés.

Heureusement, après deux années de gouvernement néo-démocrate, le SEH a pu négocier plusieurs améliorations aux services de santé. Sa nouvelle convention collective comporte notamment des avancées majeures en matière de SST.

Le syndicat a négocié la création d’un organisme provincial de SST pour les travailleurs de la santé de la C.-B. Comme ce secteur connaît l’un des taux d’accidents de travail les plus élevés au pays, la mise sur pied d’un organisme gouvernemental dont le mandat est de prévenir les risques au travail est donc un grand pas en avant.

Cet organisme financé par le gouvernement provincial disposera de 8,5 millions de dollars pour élaborer des pratiques de sécurité efficaces visant à réduire et prévenir les accidents de travail dans le milieu de la santé.

De plus, les travailleurs de la santé protégés par cette convention collective ont maintenant droit à 17 semaines de congé sans solde pour violence sexuelle ou conjugale et jusqu’à trois jours de congé spécial si un employé ou un de ses enfants à charge est victime de violence sexuelle ou conjugale.

De plus, les employeurs devront mettre en œuvre la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques pour prévenir les préjudices psychologiques chez les travailleurs.

La convention collective contient bien d’autres gains en matière de SST :

  • un million de dollars pour des projets de prévention des lésions musculo-squelettiques.
  • 600 000 dollars pour des projets pilotes de prévention des blessures mettant les délégués en SST à contribution.
  • l’obligation d’évaluer les risques ergonomiques des postes de travail.
  • plus de temps consacré à l’analyse des incidents critiques et plus de comités régionaux pour la prévention de la violence.
  • un partage accru des dossiers de situation d’urgence « code blanc » avec les comités mixtes de SST.
  • davantage d’outils et de comités régionaux sur la charge de travail et une meilleure réactivité aux exigences de la charge de travail.

Avec l’arrivée de gouvernements hostiles aux travailleurs en Alberta et en Ontario, le progressisme du gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique qui a négocié ces gains en matière de SST est d’autant plus rafraîchissant.