Le SCFP souligne la Journée internationale des travailleurs 2019

Le 1er mai, les travailleurs du monde entier se mobilisent pour rendre hommage à la lutte pour la journée de travail de huit heures et pour exiger la dignité et le respect au travail. Le SCFP reconnaît la Journée internationale des travailleurs et se tient debout en solidarité avec ces millions de personnes qui travaillent pour vivre.

Le SCFP se tient aux côtés de toutes les personnes qui s’organisent pour obtenir des conditions de travail sécuritaires, un salaire décent, des avantages sociaux et une pension décente, ainsi que des services publics accessibles et abordables. Nous nous inspirons de nos liens de solidarité internationale et du courage des travailleurs, de partout au monde, qui risquent chaque jour leur vie pour ces revendications.

Le pouvoir des travailleurs, y compris celui de faire la grève, est au cœur de cette fête. Le 1er mai 1886, des centaines de milliers de travailleurs des États-Unis ont déclenché une grève générale pour réclamer la journée de travail de huit heures. Trois jours plus tard, la police ouvrait le feu sur des grévistes à Chicago, tuant huit travailleurs et en blessant beaucoup d’autres. Cette grève a marqué un tournant dans la lutte pour une journée de travail plus courte.

Cette année, le SCFP souligne également l’anniversaire d’un autre moment déterminant de notre histoire syndicale : la grève générale de Winnipeg. Le 15 mai 1919 et les jours suivants, plus de 30 000 personnes ont pris part à un débrayage de six semaines. Elles réclamaient un salaire équitable et le droit de se syndiquer et de négocier collectivement.

Cent ans plus tard, les travailleurs canadiens ont beaucoup progressé, mais il reste encore beaucoup à faire. Or, les entreprises et les gouvernements de droite veulent faire marche arrière. Le fossé entre les riches et le reste d’entre nous se creuse. Les employeurs déposent des demandes de compressions et de concessions à la table des négociations. Le racisme et la haine envers les immigrants sont en hausse. La crise climatique réclame une attention de plus en plus urgente. Et le rôle des syndicats dans la construction d’un monde meilleur, tant à la table des négociations que dans la rue, est attaqué.

À l’heure actuelle, les travailleurs du SCFP des foyers de soins au Nouveau-Brunswick se battent devant les tribunaux pour défendre leur droit de grève. Et cette attaque contre leur droit à la négociation collective n’est pas isolée.

L’an dernier, Justin Trudeau et les libéraux fédéraux ont piétiné le droit à la libre négociation collective des travailleurs des postes. Le premier ministre ontarien Doug Ford, comme premier geste au pouvoir, a forcé les membres de la section locale 3903 du SCFP à retourner au travail. Plus tard, son gouvernement conservateur a présenté un projet de loi régressif de retour au travail avant même que les membres du Syndicat des travailleurs de l’énergie ne se mettent en grève.

Le 1er mai, nous nous engageons de nouveau à défendre les droits des travailleurs au pays et à l’étranger. Nos luttes communes dépassent les frontières nationales : pour la justice économique, la justice raciale, la justice des migrants et la justice climatique.

D’ici l’an prochain, nous continuerons à renforcer les liens entre travailleurs en nous serrant les coudes avec les travailleurs migrants au Canada et les travailleurs de plusieurs régions du monde, notamment la Colombie, Cuba, le Guatemala, le Honduras, Israël et la Palestine, le Myanmar, le Nicaragua et les Philippines.

Ce 1er mai, impliquez-vous dans votre communauté : soutenez les actions #Uniscontreleracisme du Réseau des droits des migrants.