Le 28 avril, Jour de deuil national à la mémoire des travailleurs tués ou blessés au travail, le SCFP réitère sa demande d’une interdiction complète de l’amiante au Canada. L’amiante est la cause principale de décès lié au travail au Canada.

On estime que les maladies liées à l’amiante tuent plus de 2 000 personnes par année au pays. De nombreux Canadiens, dont des membres du SCFP, travaillent au quotidien dans des hôpitaux, des écoles et d’autres bâtiments qui recèlent de cette substance mortelle. Malgré ces données, le Canada continue d’importer de l’amiante dans des produits comme des plaquettes de frein et des tuyaux en ciment. En fait, l’an dernier, juste avant de perdre le pouvoir, le gouvernement Harper a assoupli les règles entourant l’importation de produits contenant de l’amiante.

« Le gouvernement Harper a révélé, à maintes reprises, son mépris envers la santé et la sécurité des Canadiens, affirme le président national du SCFP, Mark Hancock. L’actuel gouvernement libéral a la possibilité de démontrer qu’il se soucie du sort des travailleurs. Le moment est venu de rattraper le reste de la planète. Le 28 avril, nous demandons au gouvernement Trudeau d’interdire l’importation, l’exportation et l’utilisation de l’amiante au Canada. »

Le gouvernement fédéral annonçait récemment qu’il interdisait l’usage de l’amiante dans les projets de construction et de rénovation de bâtiments fédéraux. M. Hancock soutient que le gouvernement doit aller plus loin s’il est sérieux dans cette démarche.

« Nous sommes heureux des progrès dans ce dossier, ajoute-t-il, mais, sans interdiction complète, l’interdiction de l’amiante dans les édifices fédéraux ne fait qu’instaurer une norme à deux vitesses. Ce n’est pas difficile d’interdire l’amiante ! Cinquante-six pays l’ont déjà fait. Et tous les travailleurs devraient bénéficier de cette protection de base. »

Outre son immobilisme quant à l’interdiction de l’amiante sur son territoire, le Canada est, depuis longtemps, l’un des rares pays à s’opposer à l’ajout de l’amiante chrysotile à la liste des matières dangereuses couvertes par la Convention de Rotterdam de l’ONU. L’inclusion de l’amiante à cette convention permettrait de resserrer les règles entourant l’importation et l’exportation de ce produit mortel afin de mieux protéger les travailleurs d’ici et d’ailleurs.

Agissez !