Devant les commentaires homophobes et transphobes formulés par le conseiller scolaire Barry Neufeld à propos de la politique sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre (OSIG) adoptée par le district scolaire 33, le SCFP 411 ne pouvait pas rester les bras croisés. Les élèves et le personnel des écoles de Chilliwack risquaient de vivre de la discrimination et de l’insécurité au travail.

Dans une publication Facebook qu’il a supprimée par la suite, M. Neufeld a qualifié la politique d’OSIG « d’arme de propagande », prétendant que le fait de permettre aux enfants transgenres d’exprimer leur identité de genre équivaut à de la maltraitance. Alors qu’il prononçait une conférence dans une assemblée publique organisée Culture Guard, un groupe de pression de droite, il a accusé les défenseurs d’une éducation inclusive de « se servir d’enfants innocents pour lancer une révolution culturelle ». M. Neufeld a associé l’identité transgenre à un symptôme de maladie mentale nocif pour la société.

Le conseil scolaire a d’abord publié un communiqué pour se dissocier des commentaires de M. Neufeld. Dernièrement, il a aussi réclamé la démission de celui-ci, sans aller jusqu’à le censurer.

En janvier, le cabinet Allevato Quail & Roy a déposé, au nom du SCFP 411, une plainte pour violation des droits de la personne contre Barry Neufeld et le district scolaire 33. Les parties peuvent recourir à la médiation avant que le Tribunal des droits de la personne n’accepte d’entendre l’affaire. Si le tribunal s’en saisit, celle-ci pourrait aller en médiation ou en audience. Selon le cabinet, il ne s’agit pas d’une affaire de liberté d’expression, mais de la fourniture de milieux de travail sûrs par l’affirmation que la transphobie et l’homophobie n’ont pas leur place dans nos écoles.

« Il s’agit de protéger les droits de nos membres, oui, mais aussi ceux des élèves, explique la présidente du SCFP 411, Shana Kirkland. Tout ce que nous, travailleurs en soutien scolaire, faisons participe à la création d’un environnement fonctionnel, sûr et inclusif pour les élèves. »

Le Code des droits de la personne protège tous les Britanno-Colombiens contre la discrimination en milieu de travail. En juillet 2016, on a modifié ce code pour inclure l’identité et l’expression de genre à la liste des motifs de discrimination prohibés. Depuis, le ministère de l’Éducation de la province exige de toutes les écoles qu’elles adoptent des politiques anti-intimidation qui font explicitement référence à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Ces politiques font la promotion de l’inclusion des élèves LGBTBQI.

Le SCFP 411 représente plus de 800 aides-éducateurs, employés de bureau, concierges et travailleurs de soutien scolaire affectés à l’entretien et au transport à Chilliwack.