Pour des informations générales sur la COVID-19, veuillez consulter scfp.ca/covid-19

Le SCFP demande à toutes les compagnies aériennes de consulter immédiatement ses sections locales pour mettre en place des mesures de contrôle d’urgence, entre autres pour la communication des renseignements suivants aux membres d’équipage :

  • l’identification des signes et symptômes de la maladie (chez soi et chez les autres);
  • la gestion des personnes potentiellement malades à bord.

Le SCFP encourage les compagnies aériennes à adopter les recommandations suivantes :

  • Sur tous les vols, fournir à chaque agent de bord une quantité suffisante de gants et de masques médicaux non allergènes qui sont considérés par Santé Canada ou l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une protection appropriée.
  • Fournir à tout personnel médical bénévole aidant dans des situations médicales un approvisionnement adéquat en gants et masques médicaux dont la protection appropriée a été déterminée par l’OMS.
  • Permettre aux agents de bord de porter des gants à tout moment pendant le vol sans aucune menace de mesures discriminatoires ou disciplinaires.
  • Élaborer des procédures et des contrôles techniques réalistes pour isoler les passagers symptomatiques si l’appareil en cause est trop plein pour permettre l’isolement d’un périmètre inoccupé autour de la ou des personnes symptomatiques (conformément aux recommandations de l’OMS).
  • Exiger des séances d’information avant le vol sur l’utilisation des procédures et de l’équipement de précaution universels afin de prévenir l’exposition pendant un vol, ainsi que des séances d’information pour revoir les directives dans le cas où un passager présente des signes ou des symptômes de maladie infectieuse pendant un vol. 
  • Fournir un approvisionnement adéquat en masques chirurgicaux à tout passager présentant des symptômes pendant un vol. 
  • Fournir un sac malaise étanche à chaque passager.
  • S’assurer que l’accès au savon et à l’eau courante respecte les exigences fédérales dans chaque appareil.
  • Exiger des compagnies aériennes qu’elles suivent les directives recommandées par les CDC pour nettoyer les avions et les zones contaminées après un vol avec un voyageur malade susceptible d’avoir une maladie transmissible, y compris de l’équipement de protection et de la formation pour les préposés au nettoyage.

Prendre des précautions

Le SCFP rappelle aux agents de bord de prendre toutes les précautions mises à leur disposition pour prévenir la propagation des maladies transmissibles.

Consultez les précautions universelles dans vos manuels d’agent de bord. N’oubliez pas non plus que les masques chirurgicaux ne sont pas conçus pour empêcher l’inhalation de contaminants ou de virus en suspension dans l’air. Ils servent plutôt à empêcher la propagation des fluides du porteur. Ils sont plus utiles lorsque portés par les passagers qui montrent des signes de maladie. 

Questions fréquemment posées

La COVID-19 pose-t-il un enjeu de santé et de sécurité?

Absolument. Le SCFP réitère l’appel lancé à toutes les compagnies aériennes pour qu’elles s’engagent à travailler avec leurs comités de politiques et de santé et de sécurité au travail pour mettre en œuvre leurs recommandations concernant les mesures de sécurité propres à chaque compagnie pour protéger le personnel contre l’exposition au virus.

Quels sont les signes d’infection au COVID-19?

Selon l’Agence de la santé publique du Canada, les personnes infectées par la COVID-19 peuvent avoir que peu ou pas de symptômes. Une personne peut même ignorer qu’elle a des symptômes du COVID-19, car ces symptômes peuvent s’apparenter à ceux d’un rhume ou d’une grippe.

Les symptômes peuvent prendre jusqu’à 14 jours pour apparaître après l’exposition au virus. Cependant, Santé publique Ontario a indiqué que la période d’incubation moyenne se situe autour de cinq jours.

Les symptômes de la COVID-19 peuvent inclure :

  • la fièvre
  • la toux
  • des difficultés respiratoires
  • une pneumonie dans les deux poumons

Devrais-je porter un masque à bord d’un avion?

Il est très important de connaître l’efficacité des différents types de « masques » qui existent. Comme mentionné dans la première mise à jour (ci-dessous), les masques chirurgicaux ne sont pas conçus pour filtrer l’air qui est respiré. Ces masques protègent seulement le porteur des grosses gouttelettes.

Lorsque des travailleurs demandent si un masque chirurgical bien ajusté offre une protection quelconque, la réponse est souvent que « c’est mieux que rien ». Cependant, de nombreuses personnes éprouvent un faux sentiment de sécurité qui n’est pas justifié lorsqu’elles portent un masque chirurgical.

Selon le principe de précaution, le SCFP recommande que les agents de bord qui doivent travailler étroitement avec des personnes symptomatiques à bord d’un avion soient équipés et munis au minimum d’un demi-masque respiratoire N95 qui assure une bonne étanchéité du visage du porteur. Pour cela, il faudrait qu’au moins une partie de chaque équipage subisse un essai d’ajustement. Si des passagers symptomatiques refusent de porter un masque chirurgical, les agents de bord devraient également porter un écran facial pour empêcher les gouttelettes de pénétrer dans leurs yeux.

Que devons-nous faire si quelqu’un montre des signes d’infection par la COVID-19 dans l’avion?

Si un passager présente des signes d’infection par le virus, il faut lui donner un masque chirurgical et lui dire de le porter. Cela permettra de réduire la libération de grosses gouttelettes.

Suivez toujours les procédures d’opération normales de votre compagnie aérienne. Le SCFP redemande aux compagnies aériennes de développer des procédures et/ou des contrôles techniques réalistes pour isoler les passagers symptomatiques. Nous demandons également aux compagnies aériennes de prévoir à l’avance un espace dans l’avion pour mettre en place une zone de quarantaine minimale pour les passagers qui présentent des symptômes et d’y affecter un nombre limité d’agents de bord (qui disposent de l’équipement de protection individuelle approprié) pour travailler exclusivement auprès de ces passagers.

Quelles mesures de protection non symptomatiques devrais-je prendre? Ou que puis-je faire d’autre?

Les membres du SCFP devraient accorder une grande importance à l’hygiène des mains. Cela inclut le lavage fréquent des mains et l’utilisation de gants pour manipuler des objets ayant été en contact avec des passagers. Évitez de vous toucher le visage – en particulier les yeux, le nez ou la bouche.

Le SCFP rappelle de suivre les recommandations du CDC aux États-Unis en matière de nettoyage des avions ayant transporté un ou plusieurs passagers symptomatiques. Les compagnies aériennes devraient également augmenter la fréquence des procédures de nettoyage en profondeur pour s’assurer que les surfaces ne restent pas contaminées.

Prévenir la discrimination

Le racisme et la xénophobie sont en hausse importante durant cette pandémie, en particulier à l’égard des Chinois, des Est-Asiatiques, des Sud-Asiatiques et, de plus en plus, des Moyen-Orientaux. Cette flambée de racisme fait du tort, un peu comme ce qui s’est produit pendant la pandémie de SRAS.

Les accusations et les reproches adressés aux travailleurs racisés ne sont pas acceptables. Les blagues associant le virus à des personnes de toute origine sont également inacceptables. 

Le SCFP est solidaire de tous les travailleurs. Il condamne toute forme de harcèlement, de racisme ou de discrimination raciale, ainsi que tout acte de violence dirigée contre eux.

Si vous êtes un travailleur qui subit une quelconque forme de harcèlement ou de discrimination au travail, rappelez-vous que cela constitue une violation de vos droits et peut faire l’objet d’un grief, même si la convention collective ne traite pas ces questions de manière explicite.  

De plus, en vertu des lois sur la santé et la sécurité, les employeurs sont tenus de fournir un lieu de travail sain et sécuritaire, de sorte que les incidents doivent être signalés à votre supérieur immédiat, au syndicat et au comité ou représentant de la santé et de la sécurité.

Rapport sur des expositions potentielles

À la lumière de la propagation du COVID-19, nous recevons de multiples rapports dans le secteur des compagnies aériennes d’équipages ayant côtoyé des passagers infectés.

Des organismes de santé publique à divers niveaux ont réagi de manière incohérente lorsque des passagers infectés ont été identifiés et confirmés. La terminologie utilisée n’est pas toujours claire, et le sens des différents termes fournis à nos membres sème de la confusion. Le SCFP est conscient que différents niveaux de précautions et différents termes incluant isolement, auto-isolement, auto-surveillance et quarantaine – sont utilisés différemment par différents organismes de la santé et transporteurs aériens. Le bureau national du SCFP, en consultation avec les dirigeants des sections locales, est en train d’organiser une réunion avec l’Agence de la santé publique du Canada pour tenter d’obtenir des directives claires pour les autorités sanitaires régionales ou provinciales lorsqu’elles entrent en contact avec des agents de bord potentiellement exposés. Ces autorités peuvent avoir une connaissance limitée de la manière dont vous effectuez votre travail sur le terrain.

Si une autorité de santé publique a communiqué avec vous avant d’avoir parlé avec un représentant de la compagnie ou du syndicat, nous vous demandons de communiquer avec votre exécutif syndical immédiatement avant de prendre d’autres mesures. Votre exécutif sera en mesure de vous conseiller ou de vous orienter vers la personne ressource appropriée au sein de la ligne aérienne.

Le SCFP continue de faire pression pour que les vols soient plus sécuritaires (voir ci-dessous). À notre connaissance, toute personne ayant été informée par une agence de la santé publique ou par un transporteur aérien qu’elle a potentiellement été exposée à un passager infecté et à qui une agence de santé publique a ordonné de « s’auto-isoler » pendant 14 jours devrait bénéficier d’une protection salariale. Le SCFP continuera de faire pression pour que cette protection devienne la norme dans l’industrie.

La situation avec la COVID-19 évolue rapidement et nous continuons de rappeler aux agents de bord de prendre toutes les précautions possibles :

  • Lavez-vous souvent les mains à l’eau et au savon pendant au moins 20 secondes (le temps qu’il faut pour chanter « Bonne fête » dans votre tête au complet deux fois).
  • Évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche si vous n’avez pas lavé vos mains.
  • Évitez les contacts étroits avec des personnes malades.
  • Utilisez l’équipement de protection individuelle vous ayant été fourni.
  • Vérifiez les ressources à bord de l’avion (EPI, désinfectant à base d’alcool, gants et masques) et, s’il vous manque des articles nécessaires pour assurer votre sécurité, faites-en rapport et récupérez ce qu’il vous manque avant le décollage. N’oubliez pas que c’est VOTRE DROIT de demander tout EPI manquant promis par l’employeur pour assurer votre sécurité.
  • Si un passager présente des signes du virus (ex. : toux, fièvre, difficultés respiratoires), il faut lui remettre un masque chirurgical et lui demander de le porter. Si un passager présentant des signes du virus a besoin d’une assistance médicale à bord, suivez votre manuel de personnel de bord et/ou votre programme de supervision de la sécurité et n’hésitez pas à utiliser la trousse de précautions universelles contre les risques biologiques pour vous protéger.
  • Si votre transporteur a un protocole spécifique pour les maladies transmissibles suspectées, vous devez le connaître et l’appliquer lorsque nécessaire.