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Gardons nos services publics dit le SCFP aux nouveaux ministres de la Santé, des Collectivités et des Services de garde

le 20 juillet 2004 3 h 48

Le président national se réjouit de la création du nouveau « portefeuille » des Collectivités

(Ottawa) Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a salué l’entrée en fonction du nouveau Conseil des ministres en souhaitant la bienvenue à ses membres et en les enjoignant de laisser les services publics entre les mains du secteur public.

« Le syndicat le plus important du Canada représente des travailleuses et travailleurs oeuvrant dans plusieurs des secteurs où le premier ministre Paul Martin a fait d’importantes promesses au cours de la campagne électorale – notamment les soins de santé, les municipalités, les infrastructures et les garderies – nous surveillerons donc l’évolution de la situation avec beaucoup d’intérêt, a déclaré M. Moist. La population canadienne a voté pour que les services publics ne tombent pas entre les mains des entrepreneurs privés – souhaitons que les libéraux ont compris ce message. »

« Parallèlement à son travail pour fortifier les collectivités dans l’ensemble du pays à la suite d’une décennie complète de compressions et de privatisation, le SCFP ne ménagera pas ses efforts pour rappeler aux ministres qu’il faut que les principaux services demeurent publics. »

Les services publics ont été un des thèmes majeurs de la dernière campagne électorale dont les principaux enjeux étaient les soins de santé, le financement des municipalités, les garderies et d’autres sujets qui ont fait l’objet de débats et de discussions musclées. Sept Canadiennes et Canadiens sur dix ont clairement rejeté les positions pro-privatisation des conservateurs de Stephen Harper en votant pour les partis de centre-gauche et de centre-droit. Ils ont ainsi réaffirmé leur soutien sans équivoque au rôle essentiel joué par les services publics dans notre société.

Au cours de la campagne électorale, M. Martin a promis d’injecter plus de 9 milliards d’argent neuf dans le secteur des soins de santé, dont 4 milliards pour la réduction des listes d’attente. Mais M. Martin n’a toutefois jamais précisé si cet argent devait être consacré à la prestation publique de ces services et ce, malgré le fait qu’il a été amplement prouvé que les soins privés coûtent plus cher en plus de drainer les ressources du secteur public.

M Moist a demandé au nouveau ministre de la Santé, M. Ujjal Dosanjh, de rejeter la privatisation et les « partenariats public-privé » (P3) et il a exprimé l’espoir que le nouveau ministre n’encouragera pas les expériences des provinces – comprendre privatisation – dans le secteur des soins de santé. M. Moist a rappelé les commentaires infâmes de l’ancien ministre de la Santé, Pierre Pettigrew, juste avant les élections, alors qu’il affirmait que le gouvernement fédéral était d’accord avec les expérimentations des provinces dans le domaine de la santé. Le ministre Pettigrew avait été dans l’obligation de retirer ses paroles.

« M. Dosanjh a maintenant une excellente occasion de réaffirmer l’engagement du gouvernement fédéral en faveur du système public de soins de santé dans ce pays en faisant appliquer la Loi canadienne sur la santé et en imposant des conditions claires au financement fédéral des soins de santé. Gardons nos services publics M. Dosanjh. »

M. Moist s’est réjoui de la création du nouveau ministère d’État aux Infrastructures et aux Collectivités et il a souhaité la bienvenue à son nouveau titulaire, M. John Godfrey. M. Moist a instamment demandé au ministre de rejeter le modèle des P3 et de soutenir la supervision et le contrôle des collectivités sur leurs propres institutions.

« Le SCFP est tout à fait disposé à travailler avec M. Godfrey afin de trouver de nouvelles façons d’investir dans nos collectivités et nos infrastructures par le biais de projets publics menés avec des fonds publics et sous le contrôle du public, a déclaré M. Moist.

« Nous continuerons à dénoncer le modèle P3 pour la revitalisation de nos services d’approvisionnement en eau, de nos routes, de nos écoles, de nos hôpitaux et autres institutions. Les P3 coûtent plus cher, donnent moins de services et ne servent qu’à assurer des profits faramineux aux sociétés privés grâce à l’argent des contribuables. L’investissement, la construction et la gestion publics constituent toujours la méthode gagnante. »

Le programme national de garderies promis depuis des années par les libéraux a lui aussi été au centre des promesses électorales lors de la dernière campagne. Le SCFP surveillera de près l’évolution de ce dossier dorénavant mené par le nouveau ministre du Développement social, M. Ken Dryden, a dit M. Moist.

« Un programme public de garde d’enfants national et abordable est devenu une nécessité absolue pour les travailleuses et travailleurs du 21e siècle, a déclaré M. Moist en conclusion. Le SCFP ne ménagera pas ses efforts pour s’assurer que cette fois, les libéraux tiendront leur promesse. De plus, nous ferons notre part pour que ce programme soit public, accessible et bien réglementé. »

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Pour information :
Paul Moist, président national du SCFP, cellulaire (613) 558-2873
David Robbins, communications du SCFP, cellulaire (613) 878-1431