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OTTAWA - Tamir, un organisme d’intégration communautaire d’Ottawa pour personnes atteintes de déficience intellectuelle, est l’un des rares organismes refusant d’accorder à ses travailleuses et travailleurs de première ligne des milliers de dollars en augmentations de salaire financés par le gouvernement provincial.

Le refus de l’organisme de suivre les règles établies par le ministère ontarien des Services sociaux et communautaires risque également saper les efforts déployés par le gouvernement pour améliorer la qualité des services de prise en charge des personnes, a dit un porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les travailleuses et travailleurs de Tamir.

L’objectif des augmentations salariales pour les travailleurs de première ligne est d’apporter une plus grande stabilité dans ce secteur. C’était également la raison justifiant la décision prise l’an dernier de consacrer 180 millions de dollars du Ministère pour accroître la rémunération des employés d’organismes comme Tamir.

Comme le gouvernement l’a reconnu, l’argent devait finalement permettre aux personnes qui comptent sur les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle d’en bénéficier, puisque de meilleurs salaires aux employés devraient permettre aux organismes de réduire le taux de roulement du personnel, d’attirer et de garder des employés qualifiés et d’accroître la continuité des soins pour les personnes vulnérables.

Les employés des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle sont surtout des femmes, qui gagnent de faibles salaires, dans un secteur qui offre peu d’emplois stables à temps plein. Les salaires offerts par Tamir sont parmi les plus bas chez les employés des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle de la région d’Ottawa et, contrairement à de nombreux organismes semblables, Tamir n’offre pas à ses employés un régime de retraite.

Pourtant, à ce jour, Tamir a omis de suivre les directives du ministère de verser à 114 employés des augmentations de salaire promises et entièrement financées, en plus de résister aux tentatives des employés d’adhérer à un régime de retraite.

« Essentiellement, Tamir ne veut pas donner à ses employés une majoration de salaire », a dit Dan Pike, conseiller syndical national du SCFP.

« À plusieurs reprises, l’organisme a proposé de verser des paiements forfaitaires aux travailleuses et travailleurs, ou d’utiliser les majorations de salaire pour les rajustements d’équité, en fait, tout sauf augmenter le salaire de base des employés. Et les employés ne pourraient pas participer à un régime de retraite avant avril 2016. »

Dan Pike a souligné que l’approche de Tamir va à l’encontre de la stratégie du gouvernement pour stabiliser les services offerts aux personnes ayant une déficience intellectuelle en Ontario en augmentant les salaires et les conditions de travail des personnes qui fournissent ces services.

« Tamir a deux occasions présentement : soutenir la stratégie du gouvernement visant à améliorer la qualité et l’uniformité des services pour les personnes ayant une déficience intellectuelle; et régler les problèmes de travail précaire de ses employés », dit-il.

« Au lieu de cela, cet organisme essaie de forcer les travailleuses et travailleurs à choisir entre un meilleur salaire, un régime de retraite et des rajustements paritaires, plutôt que de combattre la discrimination sexuelle envers les travailleuses.

Mais les employés de première ligne de Tamir méritent ce qui leur a été promis : des salaires et des conditions de travail qui améliorent leur qualité de vie, afin d’améliorer les services pour les personnes qu’ils et elles soutiennent. »

Pour plus de renseignements, communiquez avec :

Dan Pike
Conseiller syndical national du SCFP
 613-868-3636

Mary Unan
Conseillère syndicale aux communications du SCFP
 647-390-9838