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Jour de deuil, 28 avril

le 12 avril 2007 2 h 26
 

Quelque 23 années après que le Comité de santé et de sécurité du SCFP national eut recommandé la création d’un jour du souvenir pour les travailleuses et travailleurs tués ou blessés au travail, nous réclamons toujours justice en matière de santé et de sécurité dans nos lieux de travail.

Le Congrès du travail du Canada et ses syndicats affiliés ont rapidement adopté la journée partout au Canada. Et c’est en 1989 que le mouvement syndical américain a observé sa première journée à la mémoire des travailleurs. La date du 28 avril a été choisie parce qu’elle marque l’anniversaire de l’adoption de la première loi canadienne sur les accidents du travail, le 28 avril 1914, en Ontario.

Le SCFP a choisi le canari dans une cage comme symbole internationalement reconnu du 28 avril. Dans les années 1800, les mineurs descendaient un canari en cage avec eux dans les mines (les canaris sont plus sensibles que les humains aux dangers atmosphériques et à l’absence d’oxygène). Si le canari était terrassé, il fallait rapidement évacuer la mine.

Aujourd’hui, différents niveaux de gouvernement reconnaissent la journée.  Le gouvernement fédéral a adopté, en 1991, une loi déclarant le 28 avril « journée du souvenir pour tous les travailleurs qui ont été tués ou blessés au travail ». Dans certains cas, les employeurs participent aussi aux activités soulignant le Jour de deuil.

Mais n’oublions pas l’origine de la journée et les raisons pour lesquelles les travailleurs se rassemblent. Le Jour de deuil est né des valeurs des syndicalistes.  Il vise à faire cesser les blessures et les décès évitables qui se produisent chaque jour lorsque les employeurs sont négligents ou que les gouvernements ne font pas respecter les lois. Le Jour de deuil est un symbole puissant des luttes constantes menées par les travailleurs pour obtenir des conditions de travail acceptables et des droits fondamentaux.

Cette année, le 28 avril, prenez part aux activités organisées par votre section locale pour souligner la journée.  Pleurons les morts et continuons de lutter pour les vivants.