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Vive le public pour le centre des loisirs d’Edmonton !

le 11 avril 2008 3 h 51
 
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L’administration de la Ville d’Edmonton recommande au conseil de renoncer à un projet de PPP et de garder public le nouveau centre des loisirs.

Le personnel de la Ville a présenté aujourd’hui une recommandation officielle en faveur d’une gestion publique après que des doutes aient commencé à circuler sur l’efficacité du PPP. Le conseil n’a pas encore tenu de vote final.

Le SCFP s’est opposé au projet dès le début et a demandé à la Ville de garder public le très nécessaire centre des loisirs. D’autres groupes communautaires, dont Public Interest Alberta, ont aussi fait campagne contre le PPP.

Le SCFP a été heureux d’apprendre que l’idée du PPP pourrait bientôt être abandonnée.

« Ce sont d’excellentes nouvelles pour nos membres et pour tous les résidents d’Edmonton, a déclaré Dennis Mol, président de la section locale 30 du SCFP. Personne ne profite d’un PPP, sauf les entreprises privées concernées. »

Dans un communiqué de presse annonçant sa recommandation en faveur d’un projet de « gestion de construction » pour l’établissement, l’administration de la Ville a dit ne pas pouvoir conclure d’entente acceptable avec le secteur privé. C’est en « gestion de construction » que la majeure partie de l’infrastructure du Canada a été construite – le secteur privé concevant et construisant des installations qui sont financées, exploitées et gérées par le secteur public.

Un document d’information de la Ville souligne les dangers de la construction du Southwest Community Recreation Centre en PPP. Un PPP n’aurait assuré aucune protection à la Ville contre une hausse des coûts et aurait retardé la construction jusqu’à l’automne – à un coût de 2 millions de dollars par mois.

Le modèle en PPP n’était viable que s’il incluait un aréna à quatre patinoires, ce qui aurait obligé la Ville à rogner sur le budget des installations du centre des loisirs. La Ville a affirmé ne « pas vouloir compromettre ces services ».

Bien que la Ville soutienne qu’elle continuera à envisager les PPP pour de futurs projets, il s’agit d’un autre exemple des coûts élevés, des retards et de la diminution des services qu’entraîne cette forme de privatisation.

Le SCFP a étudié en profondeur les raisons pour lesquelles les PPP sont inefficaces pour des installations de loisirs.