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Un centre public de chirurgie d’un jour ferait plus pour augmenter la capacité, selon le SCFP-Saskatchewan

le 25 janvier 2012 11 h 48
 

Le centre public de chirurgie d’un jour qu’on promet depuis longtemps à Regina ferait beaucoup plus pour augmenter la capacité chirurgicale de la région que le recours aux cliniques privées.

C’est le message que véhicule une nouvelle publicité télévisée du SCFP intitulée Build it, diffusée aujourd’hui à Regina.

Le projet novateur et public d’un centre de chirurgie ambulatoire (CCA) devait réaliser 7 000 interventions externes par année à compter de 2011. Selon le plan annoncé au printemps 2007 par l’ancien gouvernement néodémocrate, ce centre aurait logé dans son propre édifice et aurait aussi accueilli une clinique de préadmission et un nouveau centre d’imagerie diagnostique muni d’appareils à IRM, de tomodensitomètres et d’appareils à rayons X et à ultrasons.

Selon des documents obtenus par le SCFP, l’agence régionale de la santé de Regina Qu’Appelle s’attendait à ce que ce CCA, dont la construction aurait coûté 14 millions de dollars, « améliore significativement » l’expérience des patients en chirurgie.

La Commission sur l’avenir des soins de santé au Canada partage ce point de vue. Dans son rapport final, le commissaire Roy Romanow écrivait que : « plutôt que de subventionner les établissements privés à même les deniers publics, les gouvernements devraient s’assurer que le système public possède la capacité nécessaire et soit accessible à tous » (page 9).

Pourtant, en novembre 2009, le gouvernement du Saskatchewan Party a reporté le financement du projet, sans que le ministère de la Santé précise la fin de ce report.

Par la suite, l’agence régionale de la santé de Regina Qu’Appelle a signé des contrats avec des cliniques privées pour la prestation d’environ 350 procédures en 2010-2011 et de 1 700 en 2011-2012.

« La sous-traitance des chirurgies n’a pas été une décision favorable aux patients, affirme Tom Graham, président du SCFP-Saskatchewan. Au lieu d’accroître la capacité chirurgicale publique, le gouvernement n’a fait qu’accroître la marge bénéficiaire de l’entreprise privée. »

Selon M. Graham, si le gouvernement souhaitait réellement laisser les idéologies de côté, il rétablirait le financement du centre de chirurgie d’un jour et il le construirait.