Education sector / Secteur de l’éducationLes participants à la réunion du secteur de l’éducation dimanche avant-midi se sont fait dire que, partout au Canada, l’éducation publique est sous-évaluée et sous-financée.  Et, trop souvent, ce sont les membres du SCFP qui paient le prix de cette négligence délibérée. Que ce soit en matière de réduction des heures de travail ou d’attaques contre les avantages sociaux et les régimes de retraite, dans presque toutes les provinces, les travailleurs de l’éducation du SCFP doivent relever de sérieux défis à la table de négociation.

Même si l’élection d’un gouvernement néo-démocrate en Alberta a été un rayon de soleil—et a montré l’importance de l’action politique entreprise par les membres du SCFP sur la scène provinciale—les représentants régionaux ont clairement affirmé que les sections locales de l’éducation ont beaucoup de pain sur la planche, peu importe leur province. De nombreux intervenants ont souligné que la violence en milieu de travail devient plus fréquente et découle presque toujours du sous-financement.  Mais les employeurs ne prennent pas le problème au sérieux.

Les membres ont aussi pu écouter Benjamin Valbuena, président national de l’Alliance of Concerned Teachers (ACT) des Philippines. « La force de votre syndicat est notre force », a déclaré M. Valbuena. Il a remercié les membres du SCFP pour leur solidarité et leur soutien dans la lutte que mène l’ACT pour contrer beaucoup des mêmes problèmes que vivent les travailleurs de l’éducation au Canada—partenariats public-privé, sous-financement et manque de respect.

L’ACT a tout de même des préoccupations que n’ont pas les membres du SCFP. M. Valbuena a parlé des efforts déployés par son syndicat pour résister à la militarisation des écoles et des salles de classe aux Philippines et a précisé que l’ACT ne pourrait pas fonctionner aussi bien sans l’appui d’alliés mondiaux comme le SCFP.