Dans le cadre de l’Année de la santé et de la sécurité au SCFP, nous publierons au scfp.ca un portrait par mois pour mettre en valeur les efforts de nos militants en santé-sécurité au travail, célébrer nos victoires dans ce domaine et présenter les ressources en santé-sécurité accessibles à nos membres et à nos sections locales. Pour en savoir plus.

« Mon seul regret, c’est de ne pas m’être impliquée plus tôt », raconte Heather Croft, préposée aux soins continus de Bridgewater (Nouvelle-Écosse) et membre du SCFP 3936. Elle est présidente intérimaire de sa section locale. Elle occupe aussi plusieurs autres fonctions : membre du comité patronal-syndical et du comité des griefs, et déléguée syndicale.

À titre de préposée aux soins continus, Mme Croft sillonne la communauté pour prodiguer des services à une clientèle à domicile, dans le but d’aider les personnes âgées, ayant un handicap ou étant malades à demeurer chez elles et dans la communauté le plus longtemps possible. Ce poste l’oblige fréquemment à travailler seule, dans un milieu de travail mobile (sa voiture). L’employeur de Mme Croft a très peu de contrôle sur l’environnement physique de celle-ci, ce qui l’a motivée à devenir militante en santé-sécurité et à travailler avec son employeur à l’identification et à l’atténuation des dangers.

L’accès sécuritaire à un domicile ou un édifice en hiver, quand il y a peu de places de stationnement accessibles et que les rues et les trottoirs n’ont pas été déneigés, constitue une condition de travail dangereuse pour les préposés aux soins continus. Mme Croft a présenté une telle situation à son comité de santé-sécurité au travail et à son employeur ; ensemble, ils ont réussi à atténuer ce danger. Mme Croft peut maintenant laisser son véhicule sécuritairement dans un stationnement des environs, puis prendre un taxi jusqu’à son lieu de travail ; l’employeur lui rembourse la course sur présentation d’un reçu.

« J’étais contre notre syndicalisation en 1997, admet Mme Croft en riant. Puis, nous avons eu droit à une augmentation de salaire, une assurance collective, des congés payés et le début d’une prise de responsabilité de l’employeur en ce qui a trait à notre santé et notre sécurité au travail. »

Aujourd’hui, elle appuie son syndicat et sa section locale sans retenue : « Le SCFP nous a fourni de l’éducation, des connaissances et des ressources, dont l’aide d’un spécialiste régional en santé-sécurité au travail. Grâce à notre syndicat, nous nous sentons en sécurité et nous sommes en mesure de nous faire entendre. »

Mme Croft croit fermement au travail en amont en matière de SST, à l’identification des dangers avant que survienne un incident. Cette militante aguerrie croit aussi dans l’importance d’investir dans les jeunes travailleurs : « Il faut qu’ils connaissent leurs droits et qu’ils puissent s’épanouir dans ce secteur, pour prendre la relève au syndicat et demander des comptes au gouvernement et aux employeurs. »