Supprimer la violence dans le lieu de travail
le 28 avril 2011 9 h 09Quels sont les problèmes?
La violence cause de plus en plus de problèmes aux membres du SCFP. Elle peut prendre la forme d'actes d'agression comme les voies de fait, les empoignades, les coups de pied, les morsures, les avances d'ordre sexuel ou les attaques armées. Elle peut également prendre la forme d'injures et de menaces de violence physique et mentale. La crainte de la violence peut aussi devenir un facteur de stress susceptible d'entraîner des problèmes physiques et psychologiques chez le travailleur.
Qui son les victimes?
Les membres du SCFP compris dans divers groupes professionnels sont la cible d'actes violents. Ils sont:
- Les travailleurs affectés aux soins de santé dans les foyers infirmiers, les institutions de soins prolongés, les foyers pour personnes âgées, les hôpitaux et les institutions pour les malades mentaux et les arrièrés.
- Les travailleurs sociaux.
- Les chauffeurs d'autobus.
- Les aides dans les institutions.
- Les gardiens, les agents de sécurité et les policiers.
- Toute personne tenue de travailler seule.
Problèmes et statistiques
Bien qu'il soit évident que la violence constitue un problème, les statistiques dont nous disposons ne nous donnent pas un idée claire du nombre réels de travailleurs qui en sont victimes. En voici les principales raisons:
- De nombreuses blessures résultant d'une agression exigent très peu de soins, de sorte que le travailleur n'a pas à s'absenter de son travail et la blessure n'est jamais déclarée à la commission des accidents du travail.
- Le personnel hésite peut-être à déclarer les incidents de violence par crainte d'être qualifié de provocateur ou blâmé ou accepte l'idée que ces incidents font partie de l'emploi et ne méritent pas d'être déclarés.
- La direction ne tient pas compte des rapports déposés ou tente de convaincre les travailleurs de ne pas déposer de rapports sur des incidents de violence, même lorsqu'une blessure en résulte. Elle peut offrir à l'employé de prendre des congés de maladie supplémentaires en guise de compensation.
- Les victimes d'agression se blâment peut-être elles-mêmes, consciemment ou inconsciemment, et hésitent donc à déclarer un incident.
- Les injures ou les incidents "ratés" considérés comme banals, particulièrement lorsque l'employeur est réticent.
Pourquoi les travailleurs sont-ils agressés?
On a suggéré de nombreuses causes ou facteurs qui engendrent la violence et augmentent les risques pour les travailleurs. Les voici:
- Les préoccupations du personnel sont minimisées.
- La pénurie de personnel.
- Les personnes en état de choc ou fustrées par le système s'en prennent à la personne la plus près, et cette personne est souvent un travailleur.
- A cause de la déinstitutionnalisation, certaines personnes qui ont besoin de soins psychiatriques spéciaux sont placées dans des institutions qui n'ont pas les capacités voulues. Ces malades sont sous les soins de personnes qui n'ont aucune formation spéciale pour s'occuper de leurs problèmes.
- Les travailleurs ne reçoivent pas la formation nécessaire qui leut permettrait de reconnaître et de désamorcer les situations de violence.
- Les patients qui ont des antécédents de violence ne sont pas identifiés.
- Le concept que la violence fait partie de l'emploi.
- Les patients ont effectivement le droit de refuser des médicaments, et le fournisseur de soins est l'intermédiaire entre le médecin et le patient. Le refus du patient prend souvent la forme de violence dont le travailleur est la victime, non pas le médecin.
- De nombreux membres du SCFP doivent travailler seuls.
S'attaquer au problèmes de la violence au travail
Définir les problèmes
Pour combattre la violence, il faut d'abord définir les problèmes observés dans le milieu de travail. Le SCFP a préparé un modèle de questionnaire que vous pouvez utiliser pour effectuer un sondage qui peut se faire avec la collaboration de la direction. Dans ce cas, le syndicat approuve le questionnaire et participe à la compilation et à l'analyse des résultats. Lorsque la direction refuse de participer au sondage, le syndicat devrait s'en charger seul, ce qui veut normalement dire qu'il doit le faire en dehors des heures de travail.
Les résultats du sondage servent à circoncrire les secteurs qui présentent des problèmes et à formuler des recommandations à l'intention du comité mixte de la santé et de la sécurité ou de la direction. Voici quelques-unes des solutions que ce rapport pourrait contenir:
1. Élaboration ou modification des politiques de l'employeur concernant la violence dans le lieu de travail. Une politique efficace reconnaît la nature potentiellement violente du travail. Elle reconnaît que tous les travailleurs doivent être informés des dangers possibles et recevoir une formation continuelle qui leur permet de reconnaître et de désamorcer les situations violentes. En outre, elle doit prévoir des façons de gérer les patients agressifs, exiger des rapports de tous les incidents violents et énoncer des modalités de rapports.
2. Modification des méthodes de travail et de la disposition du lieu de travail de façon à ce qu'il soit moins facile d'aggresser les travailleurs et à ce qu'il y ait un nombre suffisant de travailleur pour effectuer le travail en toute sécurité. L'organisation du travail comprend également l'élaboration de modalités de rapports des incidents de violence.
3. Éducation et formation assurées par l'employeur à tout travailleur qui aura affaire à des patients ou clients susceptible d'être dangereux ou violents. Les principaux éléments de ces programmes de formation sont la sensibilisation accrue du travailleur aux dangers possibles de son travail, la façon de dépister et de désamorcer les situations dangeureuses ou de prévenir les blessures. Cette formation doit être donnée à tous les nouveaux employés et tous les autres travailleurs doivent être recyclés régulièrement.
Stratégies de changement
Pour faire intervenir ces changements, les travailleurs doivent recourir à certaines stratégies comme:
- La négociation collective.
- Les lobbies pour obtenir des modifications législative.
- Les campagnes de sensibilisation du public.
- La création de coalitions avec des groupes ayant des préoccupations semblabes.
Les sections locales du SCFP ont certainement du travail sur la planche si elles veulent faire échec aux mauvais traitements infligés à leurs membres. ce feuillet documentaire et la directive détaillée sur le même sujet, intitulée Échec à la violence au travail devraient aider les membres à prendre les mesures nécessaires pour se protéger au travail.
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le:
Service national de la santé et de la sécurité du SCFP
1375, boul St. Laurent
OTTAWA, Ontario
K1G 0Z7
tél: (613) 237-1590
télec: (613) 237-5508
courriel: sante_securite@scfp.ca
site web: http://scfp.ca/sante-et-securite
Eliminer_la_violence_au_travail.pdf
(974 kB)

