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Ouverture de la conférence sur la santé et la sécurité

le 24 octobre 2008 10 h 09
 

Les délégués de la 10e Conférence nationale du SCFP sur la santé et la sécurité au travail ont été accueillis dans la plus vieille ville d’Amérique du Nord, St. John’s, située dans la plus jeune province du Canada.

Avec ses 460 délégués, cette réunion est la plus importante conférence en santé et sécurité au travail jamais tenue depuis que le SCFP a commencé à les organiser, il y a 27 ans. En outre, c’est la première fois qu’une conférence nationale à lieu à Terre-Neuve-et-Labrador et les délégués étaient évidemment enchantés de se retrouver dans l’une des villes les plus riches en histoire et les plus dynamiques du pays.

La conférence a commencé dans la tristesse, par l’observation d’une minute de silence à la mémoire d’un employé de Newfoundland Power – un membre de la FIOE âgé de 30 ans –électrocuté mercredi pendant que les équipes tentaient de rétablir le courant après une panne survenue dans la péninsule Bonavista de l’île.

Paul Moist a remercié les militants pour « l’engagement et la passion dont ils font preuve en matière de santé et de sécurité » et pour tout ce qu’ils font pour « améliorer la vie des travailleurs canadiens ».

Paul Moist a rappelé les nombreuses et importantes percées politiques et législatives obtenues grâce aux luttes menées par le mouvement syndical pour rendre les lieux de travail plus sains et plus sûrs. Il a aussi parlé des nombreux défis qu’il faut toujours relever.

M. Moist a mentionné l’obstination du Canada à continuer à exporter de l’amiante, bien que cette matière soit illégale ici même au pays.

L’an dernier, 23 travailleurs ont perdu la vie à Terre-Neuve-et-Labrador.

« Si vous pouviez traverser le mur du Palais des congrès (devant le port de St. John’s) et voguer le long des passages jusque dans l’Atlantique, vous verriez le lieu de l’un des pires désastres maritimes de l’histoire canadienne », a dit Wayne Lucas, président du SCFP de T.-N.-L., dans son mot de bienvenue aux militants.

Il faisait allusion au naufrage du Ocean Ranger, une unité mobile de forage en mer qui a sombré le 15 février 1982. Ce jour-là, 84 membres d’équipage se trouvaient à bord lorsqu’une fausse lame d’une hauteur de 50 ou 60 pieds l’a frappée de plein fouet. Il n’y a eu aucun survivant.

Une Commission royale d’enquête, qui a consacré deux ans à l’étude du désastre, a conclu que la conception et la construction du Ocean Ranger comportaient d’importantes lacunes, en particulier dans la salle de contrôle des ballasts, et que l’équipage manquait de formation en sécurité, de combinaisons de survie et d’équipement.

En conséquence, la Commission a recommandé au gouvernement d’investir en recherche et développement sur les technologies de recherche et de secours et sur la conception d’équipement de survie.